Après l'article 13 du décret du 26 avril 2010 susvisé, il est inséré un article 13-1 ainsi rédigé :
« Art. 13-1.-I.-Les concessions peuvent être modifiées sans nouvelle procédure d'attribution pour les travaux ou services supplémentaires qui sont devenus nécessaires et ne figuraient pas dans le contrat de concession initial, à la double condition qu'un changement de concessionnaire :
« 1° Soit impossible pour des raisons économiques ou techniques tenant notamment aux exigences d'interchangeabilité ou d'interopérabilité avec les équipements, services ou installations existants acquis dans le cadre de la concession initiale ;
« 2° Présenterait pour le pouvoir adjudicateur un inconvénient majeur ou entraînerait pour lui une augmentation substantielle des coûts.
« Le montant des travaux ou services supplémentaires ne peut être supérieur à 50 % du montant du contrat de concession initial. Lorsque plusieurs modifications successives sont apportées dans le respect des dispositions du présent titre, cette limite s'applique au montant de chaque modification.
« II.-Le pouvoir adjudicateur transmet à l'Office des publications de l'Union européenne pour publication au Journal officiel de l'Union européenne un avis de modification d'une concession en cours conforme au modèle établi à cet effet. »
Il faut donc que les points 1° et 2° soient simultanément respectés pour que l'adossement puisse se faire.
J'ai l'impression que le texte veut tout dire et son contraire, ça promet des contentieux et des interprétations à n'en pas finir.
L'Etat serait bien bête d'accepter que le concessionnaire pose du matériel propriétaire qui n'est pas interopérables avec d'autres matériels. c'est quand même la base pour un exploitant...
Qu'est-ce qu'un "inconvénient majeur" ? Lancer une procédure de mise en concurrence des concessionnaire qui rallongerait le délai de 2 ans ?
Techniquement, dans le routier ou le bâtiment, il n'y a pas d'impossibilité, il n'y a que des (sur)couts.
Donc les points et 2 doublonnent si on ne parle que de coûts...