Pleins de petites sociétés favoriseraient un grand déséquilibre tarifaire, compte-tenu que l'équilibre économique se ferait sur la base d'un CA faible. Il vaut mieux de grandes sociétés, armées pour faire face à tout aléa.
Pour en revenir à notre débat, il peut y avoir une autre solution :

Maintenir les contrats actuels en les modifiant (nouveau calcul tarifaire, tarif étudiant, nouveaux investissements, partage paritaire des recettes de péage), en échange d'un allongement significatif des durées de concessions ;

Créer des EPIC pour les réseaux ne souhaitant pas être soumis au péage (Bretagne, IDF). On peut très bien imaginer que ces EPIC perçoivent une part des impots locaux provenant des régions ou métropoles pour assurer l'entretien de l'infrastructure, ainsi que les crédits d'investissement de l'AFITF pour les opérations d'investissement. Ces EPIC aurait un contrat de performance avec des objectifs claires en matière d'entretien, de service, le tout contrôler à l'aide d'indicateurs ;

Concéder par appel d'offre des autoroutes entières ou des réseaux entiers, avec mise en place de péage pour rembourser les frais de mise à disposition du réseau par le concédant (comme pour Atlandes avec affectation à l'AFITF), ainsi que les investissements à réaliser (nouveaux tronçons, élargissement, mise aux normes autoroutières, etc.). En guise de réseau, je pense par exemple au réseau alsacien (A35, A352, N59 Alsace), le nord est (A30+A31+A33+N4+N57+N59 Lorraine+N333), un réseau massif central (A75+N88+desserte d'Aurillac), un réseau centre-ouest (A20+N141+N10+N145), un réseau centre-est (A77+N7+N79+N70+N80), un réseau méditerranée (A55+A56), etc.

Tous les tronçons du RRN qui n'auraient pas été intégrés dans ces 3 options seraient de facto transférés aux régions ou aux métropoles. A l'inverse, certains tronçons actuellement gérés par les CG (des 2x2 voies dans le prolongement d'une autoroute par exemple) réintégreraient le RRN pour être concédés ou intégrés dans le réseau d'un EPIC par la suite.
Cela permettrait de ne pas faire un gros big-bang, tout en figeant définitivement les réseaux concédées, les investissements à consentir jusqu'à la fin des concessions, et de bien délimiter le réseau national du réseau local.