G.E. a écrit :De quoi répondre aux bus sur des axes où le train a un coup à jouer. Et aussi de quoi torpiller une future concurrence des flixtrains ou autre.
Pour l'usager peu importe qui opère la ligne.
C'est peut être finalement le bon côté de la concurrence : la SNCF doit retravailler ses offres et s'oblige à (ré-)ouvrir des lignes de peur qu'elles ne deviennent la chasse gardée de la concurrence.
Les projets de lignes concurrents à ma connaissance :
Bordeaux-Lyon (Railcoop)
TGV Nantes-Bordeaux via Tours et LGV SEA (Le Train)
TGV Paris-Milan via Lyon-Centre (Thello)
TGV Lyon-Marseille (Renfe)
Une concurrence assez peu frontale pour la SNCF (hormis les 2 derniers)
G.E. a écrit :En raisonnant plus global, une même liaison aura donc des TGV, TER, OUIGO, les deux derniers étant en concurrence frontale (cas notamment de Paris - Lyon).
Et bientôt Thello qui va proposer une offre grande vitesse entre Paris et Lyon.
En général, si à la fin, toutes ces offres se complètent en horaire comme en prix. La liaison sera d'autant plus attractive que quand c'est la SNCF qui opère seule des TGV Duplex UM2 (donc 2000 places) cadencés toutes les 3 ou 4h ou quand elle opère des TER omnibus-isé aux temps de parcours dissuasif...
G.E. a écrit :Est-ce si intelligent ? Ne vaudrait-il pas mieux privilégier les TER (financés par les régions et donc les impôts/la dette) pour renforcer les cadences et rendre le train plus attractif, le tout sans entrer dans du cannibalisme ?
Il faut un opérateur national pour ce type de lignes :
Les régions ont beaucoup de mal à s'interconnecter entre elles et à proposer des lignes rapides entre leur pôles d'importances Sûrement par crainte de trop favoriser les pôles urbains au détriment de la desserte fine... D'où "l'omnibus-isation" quasi-systematique des TER qui pour la plupart des lignes n'ont donc peu d'intérêt pour des trajets de bout en bout.