dionysos a écrit :
Tout le monde savait cela dès le départ, hélas, vu que les collectivités se sont (trop) fortement engagées financièrement sur le projet.
C'est le plus gros projet BTP actuel en France. Il représente autant que les trois autres chantiers réunis et coûte plus cher au kilomètre en raison de l'application des normes V350+ (c'est a dire V400).
Le but de cette LGV, c'est Paris-Bordeaux en 2 heures, pas les dessertes intermédiaires: trop de collectivites territoriales se sont impliquées financièrement là-dedans en pensant obtenir des fréquences, des raccordements, voire des prolongements. Si les participations de la région Aquitaine ou de la communauté urbaine de Bordeaux sont logiques, que dire de celles de départements ou de communautés de pays ?
Ségolène Royal est diffficilement supportable, mais lorsqu'elle considere que c'est a l'Etat et a l'UE de financer les LGV, je ne peux pas lui donner tort. En multipliant les financeurs, on multiplie les sources de conflit. LIsea a misé sur le prolongement de la LGV vers Toulouse: un trajet effectue en 3 heures permet de clouer le bec a Air France et easyJet et de rentabiliser Tours-Bordeaux... mais avec un troncon Bordeaux-Toulouse/Dax non rentable.