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Var Matin a écrit :
Un nouvel échangeur bientôt mis en service sur l'A52 pour améliorer les conditions de circulation
Cette infrastructure, située à Belcodène dans les Bouches-du-Rhône, vise à améliorer les conditions de circulation des habitants des communes du Pays de l’Étoile, entre Aix-en-Provence et Aubagne.
A. F. Publié le 19/01/2022 à 07:14, mis à jour le 19/01/2022 à 07:11
Le nouvel échangeur se situe au carrefour des routes départementales 908 et 96, dans le territoire du pays d’Aubagne et de l’Étoile. Photo Vinci Autoroutes
Il était attendu depuis près de vingt ans par les habitants du secteur et les collectivités territoriales. L’échangeur autoroutier de Belcodène, situé sur l’A52, entre La Bouilladisse et Fuveau, a été officiellement inauguré jeudi 13 janvier.
Mais sa mise en service est conditionnée à l’obtention d’une décision ministérielle, qui devrait intervenir d’ici la mi-février.
Au cœur du Pays de l’Étoile, sur l’autoroute reliant Aix-en-Provence à Aubagne, l’échangeur de Belcodène, situé entre la bifurcation A8/A52 et l’échangeur de La Destrousse (n°33.1), porte le n°33 et se raccorde directement sur les routes départementales n°96 et 908 grâce à un nouveau giratoire.
Moitié moins de trafic dans les agglomérarions voisines
L’objectif de cette nouvelle infrastructure est naturellement de faciliter au quotidien les déplacements des habitants des communes environnantes, notamment lors des trajets domicile/travail, mais aussi d’augmenter la sécurité.
Il devrait en effet permettre de diminuer de près de la moitié le trafic routier dans les agglomérations des communes traversées par la route départementale n°96, principalement dans celles de La Bouilladisse et de La Destrousse, et de réduire fortement les remontées de véhicules sur l’A52 au niveau de l’échangeur de La Destrousse (n°33.1) aux heures de pointe.
Deux ans de travaux
L’inauguration officielle, le 13 janvier, a précédé la mise en service de l’ouvrage. Photo Vinci Autoroutes.
Le nouvel échangeur, déclaré d’utilité publique par l’État en août 2018, a été construit en deux ans. Outre les nombreuses phases de terrassements, qui ont permis de modeler le site pour accueillir la nouvelle gare de péage ainsi que les quatre bretelles d’entrées et de sorties accessibles dans les deux sens de circulation, une phase particulièrement technique a permis de mettre en place un nouveau pont au-dessus de l’autoroute A52. Au total, plus de 850 personnes ont participé à la réalisation des travaux.
80 arbres et 2.340 arbustes plantés
En 2019, la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur a signé une convention "Autoroute bas carbone" avec Vinci Autoroutes, a rappelé le président Renaud Muselier lors de l’inauguration de l’échangeur de Belcodène.
Cette convention ambitionne entre autres "de mettre l’infrastructure autoroutière au service de la réduction de la consommation d’énergie et de la préservation des milieux naturels et la biodiversité".
"Ensemble, nous faisons ainsi la promesse d’améliorer les conditions de mobilité de nos habitants et de réduire l’impact de nos déplacements sur le climat. (...) En garantissant aux habitants de notre région un trafic plus fluide, nous agissons concrètement pour leur bien-être et sur la qualité de l’air qu’ils respirent."
Vinci Autoroutes a porté une attention toute particulière à la performance écologique du chantier, qui s’est accompagnée de plus de 220 mesures en faveur de la préservation des milieux naturels, de la faune et de la flore, parmi lesquelles: trois bassins d’assainissement créés, une zone humide d’environ 2.000m² reconstituée à proximité de l’échangeur pour préserver des espèces floristiques et la faune locale, ainsi que des plantations avec des choix d’essences locales. Au total, 80 arbres de haute tige et 2.340 arbustes ont été plantés.
Des fossiles mis au jour
Le Muséum d’histoire naturelle d’Aix-en-Provence, partenaire de Vinci Autoroutes, a réalisé des suivis durant tout le chantier de construction de l’échangeur de Belcodène.
Les paléontologues ont ainsi tamisé près de 500kg de sédiments et mis au jour de nombreux fossiles de tortues, de poissons, de crocodiles, de lézards, de plantes, ainsi que de dinosaures.
La plupart des fossiles datent de la fin du crétacé, il y a environ 80 millions d’années, à une période où un grand lac s’étendait de Saint-Maximin à Martigues.
Ces investigations permettent aux paléontologues de reconstituer la biodiversité et l’environnement de l’époque.