La concertation lancée par l’État pour le tronçon au niveau de Malvieille est nécessaire vu l’évolution de la règlementation et le fait que la DUP qui avait été prise par décret en 1996 est caduque. Ce que ne dit pas le dossier c'est que toute nouvelle enquête parcellaire pour la reprise du projet doit s'appuyer sur une DUP valide. De même, la mise à jour de l’étude d'impact (nécessaire pour l’enquête d'autorisation environnementale) est telle qu'il ne peut s'agir que d'un nouveau dossier.
https://www.nouvelle-aquitaine.developp ... r5841.html
3 variantes sont proposées :
- la variante historique n°1 (à noter que des acquisitions ont été faites pour partie et ont notamment permis un terrassement sur 2km de tracé), longueur 8,9 km, cout entre 115 et 125 M€ selon dossier,
- une variante n°2 plus proche de Malvieille donc légèrement plus courte (à relativiser), longueur 8,7 km, cout 110 à 120 M€ selon dossier,
- une variante n°3 en aménagement sur place sans traitement lourd de la traversée de Malvieille, longueur 8,5 km, cout 95 à 105 M€ selon dossier.
Ce que le dossier ne dit pas, c'est pourquoi aucune variante n'est envisagée au sud de Malvieille. Ce qu'on peut comprendre en observant le tissu urbain et la présence de zones humides potentielles, la démarche ERC conduisant à écarter ce type de scénario.
Ainsi, en plus de la solution fil de l'eau, le minimum requis de 3 variantes est présenté.
https://france3-regions.francetvinfo.fr ... 71862.html
VIDEO. RN 141 : vers une solution à propos du tronçon de 7 km en simple voie entre Angoulême et Cognac ?
Publié le 12/05/2023 à 16h22
Écrit par Morgane Jacob et Noa Thomas
durée de la vidéo : 00h02mn08s
Sur sept kilomètres, le tronçon de la RN 141 qui n'est pas doublé continue de poser problème en Charente. Alors qu'une concertation vient d'être lancée, les riverains et habitants de la zone concernée attendent toujours une solution. • ©France télévisions
Début mai, l’État a lancé une concertation publique au sujet du tronçon de 7 km en simple voie sur la RN 141 entre Angoulême et Cognac. Alors que le sujet fait débat depuis plus de 30 ans, les habitants attendent un dénouement avec impatience.
Tous les jours, 15 000 véhicules empruntent la RN 141, alors pour s'insérer, il faut faire preuve de dextérité, mais surtout de patience. Depuis sa voiture, un automobiliste se désole : "De sept heures du matin à neuf heures et demie, c'est quasiment infranchissable en fait." Il attend parfois jusqu'à cinq minutes pour rejoindre l'artère.
La majeure partie de cette route nationale est en deux fois deux voies, mais sur la portion entre Moulidars et Hiersac, sur environ 7 km, elle n'est pas doublée. À Malvieille, elle passe juste devant chez les Germain, qui ont vu la circulation s'intensifier : "J'habite ici depuis 43 ans, et il n'y a pas d'évolution", déplore Eric. "Vu la circulation qu'il y a à l'heure actuelle, c'est un passager intense."
Un avis d'utilité publique et un projet de déviation avaient pourtant été réalisé il y a près de 30 ans, sans aboutir. "Derrière, ça ne gênait personne, il n'y a pas d'habitation, il n'y a rien", regrette Samia Germain.
Début mai, l’État vient de relancer une concertation préalable avec trois projets : un grand contournement presque similaire au projet de départ, un contournement réduit ou enfin ne réaliser aucune déviation : ce tronçon continuerait donc de passer à Malvieille.

Trois tracés sont proposés par l'Etat pour trouver une alternative à la circulation actuelle entre Moulidars et Hiersac sur la RN141. • © France Télévisions
Sylvie Mocoeur, la maire (LREM) de Moulidars refuse cette dernière hypothèse : "On ne voit pas comment cette route pourrait être à deux fois deux voies, puisqu'il n'y a pas la place nécessaire, donc on écarte complètement ce projet de passer à l'intérieur de Malvieille."
La fin de la concertation publique est prévue pour le 2 juin prochain. Les travaux, eux, ne devraient débuter qu'en 2027.
La variante n°3 est à rejeter vu ses conséquences en traversée de Malvieille : maintien du trafic, quasi-maintien de la configuration des lieux et donc aggravation de la situation avec gène accrue pour les riverains. Elle semble faire l'objet d'un rejet localement ce qui n'est guère surprenant (mais il était nécessaire de la présenter pour l'exercice juridique).
La variante n°2 est annoncée moins chère de 5M€ que la variante n°1 ce qui est assez surprenant vu le faible écart de longueur (0.2km soit moins de 3M€) et le fait qu'une partie des terrassements de la n°1 sont déjà faits et qu'en cas de choix de la n°2 il faudra supprimer les déblais réalisés sur la n°1.
Une bonne partie des acquisitions pour la n°1 est déjà faite et l'atteinte à l'environnement est déjà réalisée sur 2 km. Vu l'évolution de la règlementation et la prise en compte accrue de l’environnement, c'est pour la variante n°1 que les emprises complémentaires seront les plus faibles.
Le dossier de concertation présente une analyse multicritères favorable à la n°1, variante historique. Il parait plus facile, vu les acquisitions réalisées (qui devraient éviter la nécessité d'un aménagement foncier) et les terrassements déjà réalisés, de justifier sur le plan environnemental la poursuite de ce qui est commencé.
Certains diront que de temps perdu pour en arriver à une conclusion "connue" d'avance. Mais cette concertation est nécessaire vu la DUP initiale caduque et qu'une nouvelle DUP est nécessaire pour présenter une étude d’impact actualisée et pour pouvoir ensuite lancer les acquisitions complémentaires puis obtenir l’autorisation environnementale préalable au démarrage des travaux.
Ce que l'on peut regretter c'est que le financement des travaux n'ait pas été concomitant à la validité de la première DUP.