JOJO a écrit : ↑dim. 03 mai 2026 18:58Etant donné qu'au sein d'une métropole les intérêts des habitants peuvent différer, si on supprime les communes on peut imaginer des quartiers métropolitains avec des conseils de quartiers qui défendrons leur intérets propres. Et la question des compétences va se reposer.
Il suffit de regarder ce qui se fait ailleurs en Europe, plutôt que de raisonner dans le vide. C'est le problème en France, on se regarde le nombril, et on a un gros complexe d'Astérix ("nous c'est pas pareil, on est unique").
Dans la plupart de l'Europe, les villes ont fusionné avec leurs banlieues. La ville unifiée (qui s'appelle juste ville/municipalité/commune, et pas "métropole") gère de facto les sujets métropolitains, ce qui inclut les axes de circulation jugés importants à l'échelle de la ville (comme la rue Grenette, qui est un axe majeur du centre-ville de Lyon, qui est le centre-ville de toute l'agglomération).
En dessous il y a des arrondissements urbains qui ont des degrés de pouvoirs et d'autonomies différents selon les villes et les pays, mais en général ils ne gèrent que le local (donc par exemple une ruelle sans grand passage près de la rue Grenette, ça pourrait être l'arrondissement de la Presqu'île de Lyon qui la gère, mais la rue Grenette ça serait clairement la mairie centrale de la grande ville de 500 km²).
A Paris, si on fusionnait Paris et sa banlieue sur 800 km², ça serait la mairie centrale qui gèrerait les axes importants type rue de Rivoli, voies sur berges, Périph, par contre l'arrondissement de Paris-Centre gérerait les rues purement locales type Rue du Roi de Sicile.
C'est comme ça que ça fonctionne partout en Europe.
La France est un cas unique où seuls les habitants du centre-ville ont le droit de gérer les axes majeurs métropolitains qui passent par le centre-ville (cas le plus délirant : le Boulevard périphérique de Paris, où 2 millions de bobos intramurossiens dictent leur loi à 9 millions de banlieusards). C'est invraisemblable !