Le débat est ouvert !43 a écrit :Alors peut-on le considérer comme un rond point?Particularité : RP dans le RP !!!
Celui-ci en est un pourtant...

Le débat est ouvert !43 a écrit :Alors peut-on le considérer comme un rond point?Particularité : RP dans le RP !!!






Oui, enfin la voie ferrée existait bien avant le RP. Drôle d'idée d'en faire un au beau milieu d'un PN.G.E. a écrit :Aigues-Mortes : au pied des remparts de cette ville très touristique se trouve une VF au milieu d'un RP. Situation excessivement dangereuse l'été quand la ville est encombrée et qu'un train se présente (générant au passage des bouchons supplémentaires)...
C'est une voie neutralisée, et le PN, d'une part se situait à quelques centaines de mètres du RP, et d'autre part il n'existe plus.Cernay : au lieu d'aménager une VE, cette 2*2 voies se voit affublée de RP avec une entrée à 1 voie de surcroît. Cerise sur le gâteau, une voie ferrée vient couper la chaussée à l'entrée du RP côté Mulhouse...



Alors imagine qu'un soir, j'arrivais au volant d'un autocar, après 6h de conduite, pour aller faire le relais... Déviation... je me suis tapé presque tous les RP du coinG.E. a écrit :La ville qui détient le record de RP au km2 se trouve en France mais pas dans le Sud...
C'est à St-Herblain (44) dans la banlieue de Nantes. Pauvres riverains !Un à chaque carrefour !!!

Merci pour l'article ! Naturellement, personne ne s'interroge sur le nombre anormalement élevé de ces machins et sur leur mauvais placement. Une bien mauvaise exception française...Le Monde a écrit :C'est qu'ils sont légion, ces tertres qui tournent rond : entre 18 000 et 20 000, estiment les experts de la voirie. Plus de la moitié des giratoires au monde sont concentrés dans l'Hexagone. Une exception française, donc


Le Monde a écrit :Le "tranquillisateur", par Francis Marmande
LE MONDE | 18.10.06 | 14h02 - Mis à jour le 18.10.06 | 14h02
l faudra qu'on explique un jour pourquoi la France détient le record du monde des ronds-points. Pourquoi et depuis quand, cette éclosion de mille ronds-points (en patois administratif : les "îlots directionnels") ?
Pourquoi les ronds-points ont, à ce point, pris la place (esthétique, symbolique, pratique) des monuments aux morts ? Quel ordre, au juste, ils font régner ? Qui ils ont enrichi ? Tout comme un bel embouteillage, les ronds-points qualifient la moindre ville moyenne. Ils font entrer n'importe quelle bourgade dans la modernité. Sans compter qu'à grands coups d'écritures florales, de sculptures désopilantes, d'emblèmes nigauds, les ronds-points, seule vraie contribution à l'art moderne, sont un signe d'identité pure. Ethnique parfois.
Paris échappe encore aux ronds-points. Pour combien de temps ? Nombre d'accros aux ronds-points tentent bien de transformer la place de l'Etoile en îlot directionnel : ils s'arrêtent craintivement et bloquent tout, alors qu'elle n'a de sens que si tout un chacun, piétons compris, l'aborde de façon fluide, collective, heureuse, politique. Voir sur ce point précis le court-métrage de Rohmer dans Paris vu par (1967). On ne sait pas ce qui se trame du côté de la place Léon-Blum (11e arrondissement), mais les travaux ont tout l'air de concocter sournoisement le premier rond-point de la capitale. Avec la statue de Léon Blum, une des plus comiques de l'art récent, la fête sera complète. Et Paris définitivement ravalée.
Le fin du fin : les ronds-points sous surveillance vidéo. Plus fort ? Les places des villes anglaises où la vidéo, relayée par des haut-parleurs, engueule directement les contrevenants. On y va. Toujours plus fort ? Mis au point par des ingénieurs espagnols, le "tranquillisateur" vient d'arriver. Le mot inquiète comme un titre de Kafka, mais il ne s'agit ni de tranquillisant, ni de tranquilliseur : "el tranquilizador", dans la langue de Quevedo, sonne comme une oeuvre de Beckett ou alors un tango. De quoi s'agit-il ? D'un service de localisation ultramoderne, à côté duquel le GPS a des airs de cadran solaire ; un service qui permet de repérer les personnes, les animaux ou les objets avec une marge d'erreur inférieure à 1 mètre. Principe ? Une carte, une puce, une batterie, et un raccord instantané avec téléphone portable, ordinateur, frigo, machine à laver la vaisselle, ce que vous voulez.
Chacun, selon El Pais (journal de référence castillan) du 7 octobre, pourra enfin se débarrasser de l'angoisse liée - dans l'ordre - "à l'absence d'un enfant, celle d'un proche atteint d'Alzheimer, à la perte d'un chien, ou à la peur de se faire voler la voiture, ou au désir de contrôler une flotte de camions". Très candide conclusion : "Toute une démocratisation de l'espionnage le plus sophistiqué." Au moins, c'est sans illusion. Passons sur l'usage assez étourdi du mot "démocratisation". Normal.
Au cas où subsisterait on ne sait quel tapotement de menton dubitatif sur cet espion universel à la portée de tous (moins de 100 euros), deux exemples sont proposés en piqûre de rappel : le tranquillisateur permettra "aux femmes maltraitées de se défendre de leurs agresseurs", ou, s'il restait encore un réfractaire, "à l'armée des Etats-Unis d'Amérique, par exemple, qui parfois ne sait plus où peuvent bien être passés ses armes et ses tanks en Irak, de connaître la position exacte de son armement", précise le conseiller d'Avanzit, la société chargée de commercialiser le petit monstre.
Le tranquillisateur fait partie de l'appareillage sophistiqué qui renvoie cinéma, télévision, et même la vidéosurveillance, à une aimable plaisanterie culturelle. Le plus troublant de l'invention ? La jouissance qu'elle déclenche. Au fait : de quoi les ronds-points, encore assez rustiques, seraient-ils de simples signes avant-coureurs ?
Francis Marmande
Article paru dans l'édition du 19.10.06




