marsupilud a écrit :Personne ne sait, ou ne veut dire en tous cas, ce qu'elle vont devenir. L'idéal serait qu'elles tombent dans le giron de RFF, faisant partie de l'infrastructure.
Il y a eu un arbitrage gouvernemental et les gares sont désormais gérées par la SNCF. Ce sont de vraies pépies commerciales à condition de savoir les exploiter mais je vois qu'il s'y sont bien mis.
Et lorsqu'il y aura ouverture à la concurrence, la SNCF devra faire de la place pour ses rivales à l'intérieur des bâtiments.
laurent a écrit :Un exemple : mon frère a travaillé la nuit de Noel, un train vide entre Bourg en Bresse et Besancon ... comme toutes les nuits de Noel; est-ce du service public que de dépenser inutilement de l'argent pour faire circuler ce train ? je ne crois pas.
C'était quel train? Un TER? Si c'est un TER, la SNCF n'a pas grand chose à voir là dedans. Ce n'est pas l'exploitant qui décide des dessertes à effectuer. Même -en théorie- dans le cas de trains Grandes Lignes : c'est l'état (ministère des transports) la tutelle.
Un ami a effectué le dernier service d'une ligne de tramway, le soir de noël, il a terminé à 2h du matin. Il a transporté personne. Ce n'est pas la SNCF.
Et dans un cas comme dans l'autre, ce n'est pas ce cas exceptionnel qui va faire boiter l'entreprise.
Si ce train avait été supprimé ce soir là , ca aurait nécessité un renvoi sur la fiche horaire... Or certains critiquent justement à cohorte de renvois sur les horaires, avec tous les jours spéciaux.
laurent a écrit :
Bref pour revenir au sujet, pourquoi la SNCF n'abandonnerait pas des créneaux horaires pour laisser du champ à d'autres compagnies sur les LGV ? on pourrait par ex avoir des TGV tout business avec vrai service ou low cost comme IDTGV. RFF pourrait gérer les créneaux horaires comme cela se fait pour les slots aériens ?
Je ne vois pas pourquoi la SNCF abandonnerait une activité rentable au profit d'une autre compagnie. Les activités rentables permettent d'assurer une mission de service public sur des lignes ou l'activité ne sera jamais rentable. (Grande transversale par exemple). On ne peut pas demander d'un côté de conserver des trains sur des axes importants mais non rentables au titre de l'aménagement du territoire et de l'autre côté réduire par une mise en concurrence les activités rentables. Il faut faire des choix!
Surtout qu'il ne faut pas non plus rêver: la privatisation de la SNCF et la mise en concurrence de l'exploitation des itinéraires ferrés ne va pas pour autant "sauver" les lignes dites "locales"... elles ne feront que disparaître plus vite....
JMB a écrit :Les activités rentables permettent d'assurer une mission de service public sur des lignes ou l'activité ne sera jamais rentable. (Grande transversale par exemple).
La Grande Transversalité comme tu dis ne pourra jamais être rentable tant que des infrastructures performantes ne seront pas construite, évitant les sempiternels détours via la capitale. L'Etat doit dans ce domaine assumer ses responsabilités en engageant des projets concrets et cohérents.
binoclard a écrit :la je suis d accord avec toi, mais a terme on ne poura pas garder national la sncf eternelement ! (IDTGV en ai un exemple, LORRY -RAIL aussi, qui dans un moyen terme , sera tractionnaire avec du materiel loué a la sncf et du personnel sncf trié sur el volet, pour etre muté ! )
ENFIN si lorry rail marche ! ce dont, j espere mais j ai des doutes
Quand on parle de libéralisation du domaine ferroviaire voyageur on se dit que ça peut être une bonne chose puisque la SNCF a aujourd'hui clairement une politique d'entreprise avant tout privée ne visant plus à rendre un service public mais ne souffre d'aucune concurrence qui pourrait la stimuler. Mais dès qu'on y réfléchi un peu on tombe sur l'obstacle des modalités de cette libéralisation et de l'équilibre des territoires. En Allemagne les discussions sont très importantes sur ce point qui devrait être l'un des points essentiels du mandat actuel du gouvernement de coalition. Avec notamment de très fortes protestations de Länder comme la Saxe Anhalt qui juge qu'elle n'aura pas les moyens de maintenir une bonne partie de ses lignes et dessertes avec le plan prévu.
Quel est votre point de vue là dessus ? Comment verriez vous cette libéralisation se mettre en place en France ? Comment conjuguer l'exigence d'efficacité et service public. Comment faire pour qu'il y ait une émulation entre les entreprises afin que le service aux populations soit optimal ?
luchar a écrit :Surtout qu'il ne faut pas non plus rêver: la privatisation de la SNCF et la mise en concurrence de l'exploitation des itinéraires ferrés ne va pas pour autant "sauver" les lignes dites "locales"... elles ne feront que disparaître plus vite....
ce qui serait un argument de plus en faveur de la privatisation.
mais les régions pourraient faire des appels d'offre pour les TER auprès de sociétés privées et pour peu que la région fixe les horaires des dessertes, la privatisation ne ferait faire aucune économie.
la meilleure solution reste la fin de toute intervention publique dans le domaine ferroviaire: suppression des subventions et des règlementations (pas de monopole, pas d'obligations de dessertes...)
luchar a écrit :Surtout qu'il ne faut pas non plus rêver: la privatisation de la SNCF et la mise en concurrence de l'exploitation des itinéraires ferrés ne va pas pour autant "sauver" les lignes dites "locales"... elles ne feront que disparaître plus vite....
ce qui serait un argument de plus en faveur de la privatisation.
mais les régions pourraient faire des appels d'offre pour les TER auprès de sociétés privées et pour peu que la région fixe les horaires des dessertes, la privatisation ne ferait faire aucune économie.
la meilleure solution reste la fin de toute intervention publique dans le domaine ferroviaire: suppression des subventions et des règlementations (pas de monopole, pas d'obligations de dessertes...)
Ben oui bien entendu. Mais il ne faut pas s'arrêter là . Il faut arrêter de construire des routes aussi par exemple et d'éclairer les rues. Que chacun se débrouille. l'État n'a pas à intervenir la dedans. Chacun prendra sa pelle pour faire le chemin allant de chez lui à l'endroit ou il veut aller !
Il ne faut pas dire nimporte quoi. L'intervention de l'État est indispensable pour ce qui est des domaines de réseaux puisque ce sont des biens publics que les individus ne pourront jamais mettre en place par eux même.
J'ose espérer que c'était du pur cynisme...
On décide alors que l'aménagement du territoire n'est plus une question politique, et que l'offre de transport n'a qu'à s'organiser d'elle-même, organisée par des sociétés privées ?
Hum, hum... Si l'Etat-providence est une utopie, alors le tout-privatisé est une bonne farce !
lorp a écrit :On décide alors que l'aménagement du territoire n'est plus une question politique, et que l'offre de transport n'a qu'à s'organiser d'elle-même, organisée par des sociétés privées ?
Hum, hum... Si l'Etat-providence est une utopie, alors le tout-privatisé est une bonne farce !
Exactement mais retournons aux choses sérieuses.
Comment pensez vous qu'il faille organiser les choses ?
Qui doit payer les sillons ? L'exploitant ou l'autorité organisatrice ? Ou changer de sytème ?
Comment doivent être attribués les marchés ? Desserte par desserte ? Ligne par ligne ? Par zone en mélant ligne à forte fréquentation et ligne déficitaire ?
Il y a un mécanisme dans les télécoms qui consiste (je ne suis pas totalement sur qu'il existe encore mais c'est pour citer le principe) à définir les missions de service public (cabine téléphonique, abonnements sociaux...), à passer un appel d'offre pour savoir qui les géraient, et à financer par une taxe sur les entreprises du secteur.
On pourrait par exemple imaginer de mettre les lignes inter régionales les moins fréquentées et déficitaires dans un système du même type avec financement par une taxe sur l'ensemble des sociétés du secteur et passer un appel d'offre pour sélectionner qui géreraient ces liaisons.
jipehem a écrit :On pourrait par exemple imaginer de mettre les lignes inter régionales les moins fréquentées et déficitaires dans un système du même type avec financement par une taxe sur l'ensemble des sociétés du secteur et passer un appel d'offre pour sélectionner qui géreraient ces liaisons.
C'est-à -dire une sorte de délégation de service public ? Reste définir quelles autorités délègueraient ces services-là : les régions concernées par ces liaisons inter-régionales ou l'État ?
po a écrit :pour quelle raison ceux qui ne prennent pas les TER devraient payer 80% du prix du billet de ceux qui le prennent?
Pour la même raison que ceux qui n'ont pas de voiture paient les infrastructures routières, que ceux qui ne sont jamais malades paient pour les hopitaux, etc.. = la solidarité
nous avons tous, un jour ou l'autre profité de quelque chose que nous n'avons pas payé à son juste prix.