Sujet issu de la discussion sur la N4 Paris-Strasbourg.
D'autant plus qu'il était plus ou moins question à l'époque de faire de Gondreville une ville "nouvelle" de 100 000 habitants ! Si on regarde sur une carte il y a un immense espace utilisable au sud de l'A31 + l'espace de l'actuelle mégazone. Je n'imagine pas les problèmes de circulation qu'il y aurait eu...
Urbanisme et Villes Nouvelles.
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perzang
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Coltrane
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Maastricht
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Oh, c'est paradoxalement pas si énorme que ça, et surtout tout à fait logique pour l'époque : si de 1970 à nos jours nos villes avaient connu le rythme de croissance qu'elles ont eu de 65 à 70, la population totale du pays aurait dépassé celle de l'Allemagne, et des villes nouvelles de 100.000 habitants pour des métropoles régionales n'avaient rien de tellement délirant... J'avais à la fac rencontré il y a quelques temps des docs d'urbanisme pour Tours de ces années 1965-1967, où dans le cadre de ville d'appui du Bassin Parisien une des hypothèses envisagées était une population au niveau de l'agglo de 600.000 habitants à l'horizon 2000, avec création d'une ville nouvelle de 125.000 habitants (finalement ça sera plutôt dans les ... 25.000 habitants, et elle n'est pour ainsi dire pas encore fini ...)
Bref tout ça pour dire que la démesure de ces années est somme toute logique, et qui plus est pour l'époque nécaissaire : sacré challenge que de devoir loger et faire circuler des dizaines de milliers de personnes en plus avec des échéances très réduites.
Bref tout ça pour dire que la démesure de ces années est somme toute logique, et qui plus est pour l'époque nécaissaire : sacré challenge que de devoir loger et faire circuler des dizaines de milliers de personnes en plus avec des échéances très réduites.
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perzang
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Un article de L'Est Républicain de 2005 d'où j'avais tiré cette info. Il était question de transports et projets délirants... Quelle époque !
Le Nancy de l'utopie
Une voie express au fond du canal, un lac dans la vallée de la Meurthe, un train à crémaillère pour le Haut-du-Lièvre... : ces projets un peu fous ont eu cours. Ils montrent comment l'utopie peut servir l'avenir.
Retirer l'eau du canal, y faire passer là une voie express... ! L'idée peut faire rire. Elle avait pourtant cours vers 1975. Un vrai projet. Rangé depuis sur les étagères de l'utopie. Mais qui a sans doute nourri la réflexion. Car, après tout, le boulevard urbain qui se dessine entre Meurthe et canal pourrait en être un descendant lointain. Rien à voir certes avec une voie rapide. On parle de rue. Mais il y a entre les deux projets un concept cousin « d'épine dorsale », desservant la ville, en la traversant du nord au sud.
L'histoire nancéienne ne manque pas d'exemples du genre. Comme ce projet de transport en commun avec des véhicules sur coussin d'air, propulsés par moteur linéaire sur des infrastructures aériennes. C'était en 1978 ! Un quart de siècle plus tard, il en reste un souvenir amusé. Mais il y a aussi, dans le paysage, un tram qui, avec sa voie réservée, veut lui aussi s'affranchir du trafic, adopte un tracé de ligne qui a un air familier.
On pourrait poursuivre avec ce lac, quasiment de la taille de celui de Gérardmer, imaginé en 1985 au sud de Nancy, avec de l'habitat pied dans l'eau, type marina. Exit aussi. Mais il a révélé un manque. Comblé par la Méchelle. Et les esquisses pour la vallée de la Meurthe retiennent l'idée de plans d'eau...
Ville nouvelle
Bref, imaginez, il en restera quelque chose. Et à l'heure où l'agglomération songe à 2020, l'utopie a sans doute sa petite place. « Elle apporte sa part de rêve et d'idéal, révèle des problématiques, permet de faire mûrir des idées, de les transformer », souligne Gérard Rongeot. Elle se concrétise parfois, pourrait ajouter le directeur de l'agence d'urbanisme qui se souvient du premier dessin de la gare Saint-Léon en 1985. Le coup de crayon avait, pour certains, tout d'une utopie. Une utopie que les urbanistes revendiquent volontiers aujourd'hui, à dose raisonnable. « Car elle consiste un peu à jeter le cochonnet au-delà de l'aire de jeu pour s'obliger à avancer ! ».
Pas un hasard si l'on a reparlé récemment d'un petit train à crémaillère pour desservir le Haut-du-Lièvre. L'idée trahit d'abord le problème des liaisons ville haute-ville basse. Et l'agglomération s'est nourrie d'utopies et de fantasmes au fil des décennies. Il y a eu les grandes utopies. Comme la ville nouvelle de Gondreville qu'on imaginait construire pour 150.000 habitants dans le boum démographique des années 70. Il y eut le « trou des halles » pour la place Thiers, la démolition de l'Excelsior au profit de tours, la couverture du secteur gare avec des immeubles perchés...
Trottoirs roulants
On rêvait à La Défense ! Il n'en reste qu'une tour. Qui nourrit chez certains de nouveaux fantasmes : sa destruction.
Le temps révèle de multiples utopies. Celles qui étaient proches du quotidien : un trottoir roulant entre la gare et Meurthe-canal, une passerelle commerçante jetée sur les voies ferrées de Kennedy. Ou encore une artère ouvrant la place Saint-Epvre sur le cours Léopold. Les vrais projets : un souterrain sous le plateau de Malzéville. Ou les maisons-cubes modulaires préfabriquées en usine, dont deux exemplaires expérimentaux furent installés (par hélicoptère) à Ludres. Ceux qui sont finalement mis en oeuvre : Artem ou la refonte du quartier des Rives de Meurthe, pensé à une époque où il n'y avait qu'entrepôts !
« L'utopie permet d'aborder l'avenir avec un clin d'oeil, d'introduire la part du rêve », souligne Gérard Rongeot. « D'autant qu'elle ne se réduit pas à l'aménagement d'espace mais peut intégrer les nouveaux services, l'impact des technologies, l'ambiance d'une ville ». Bref, un zeste de « pensée décalée » pour façonner demain ou... après-demain.
En fait c'était 150 000 habitants
Pour ceux que ça intéresse voici ce qui reste de l'opération des maisons cubes empilables :
carte
C'est dans la zone industrielle de Heillecourt. Je m'étais toujours demandé ce que cette "tour préfabriquée" pouvait bien être...
Le Nancy de l'utopie
Une voie express au fond du canal, un lac dans la vallée de la Meurthe, un train à crémaillère pour le Haut-du-Lièvre... : ces projets un peu fous ont eu cours. Ils montrent comment l'utopie peut servir l'avenir.
Retirer l'eau du canal, y faire passer là une voie express... ! L'idée peut faire rire. Elle avait pourtant cours vers 1975. Un vrai projet. Rangé depuis sur les étagères de l'utopie. Mais qui a sans doute nourri la réflexion. Car, après tout, le boulevard urbain qui se dessine entre Meurthe et canal pourrait en être un descendant lointain. Rien à voir certes avec une voie rapide. On parle de rue. Mais il y a entre les deux projets un concept cousin « d'épine dorsale », desservant la ville, en la traversant du nord au sud.
L'histoire nancéienne ne manque pas d'exemples du genre. Comme ce projet de transport en commun avec des véhicules sur coussin d'air, propulsés par moteur linéaire sur des infrastructures aériennes. C'était en 1978 ! Un quart de siècle plus tard, il en reste un souvenir amusé. Mais il y a aussi, dans le paysage, un tram qui, avec sa voie réservée, veut lui aussi s'affranchir du trafic, adopte un tracé de ligne qui a un air familier.
On pourrait poursuivre avec ce lac, quasiment de la taille de celui de Gérardmer, imaginé en 1985 au sud de Nancy, avec de l'habitat pied dans l'eau, type marina. Exit aussi. Mais il a révélé un manque. Comblé par la Méchelle. Et les esquisses pour la vallée de la Meurthe retiennent l'idée de plans d'eau...
Ville nouvelle
Bref, imaginez, il en restera quelque chose. Et à l'heure où l'agglomération songe à 2020, l'utopie a sans doute sa petite place. « Elle apporte sa part de rêve et d'idéal, révèle des problématiques, permet de faire mûrir des idées, de les transformer », souligne Gérard Rongeot. Elle se concrétise parfois, pourrait ajouter le directeur de l'agence d'urbanisme qui se souvient du premier dessin de la gare Saint-Léon en 1985. Le coup de crayon avait, pour certains, tout d'une utopie. Une utopie que les urbanistes revendiquent volontiers aujourd'hui, à dose raisonnable. « Car elle consiste un peu à jeter le cochonnet au-delà de l'aire de jeu pour s'obliger à avancer ! ».
Pas un hasard si l'on a reparlé récemment d'un petit train à crémaillère pour desservir le Haut-du-Lièvre. L'idée trahit d'abord le problème des liaisons ville haute-ville basse. Et l'agglomération s'est nourrie d'utopies et de fantasmes au fil des décennies. Il y a eu les grandes utopies. Comme la ville nouvelle de Gondreville qu'on imaginait construire pour 150.000 habitants dans le boum démographique des années 70. Il y eut le « trou des halles » pour la place Thiers, la démolition de l'Excelsior au profit de tours, la couverture du secteur gare avec des immeubles perchés...
Trottoirs roulants
On rêvait à La Défense ! Il n'en reste qu'une tour. Qui nourrit chez certains de nouveaux fantasmes : sa destruction.
Le temps révèle de multiples utopies. Celles qui étaient proches du quotidien : un trottoir roulant entre la gare et Meurthe-canal, une passerelle commerçante jetée sur les voies ferrées de Kennedy. Ou encore une artère ouvrant la place Saint-Epvre sur le cours Léopold. Les vrais projets : un souterrain sous le plateau de Malzéville. Ou les maisons-cubes modulaires préfabriquées en usine, dont deux exemplaires expérimentaux furent installés (par hélicoptère) à Ludres. Ceux qui sont finalement mis en oeuvre : Artem ou la refonte du quartier des Rives de Meurthe, pensé à une époque où il n'y avait qu'entrepôts !
« L'utopie permet d'aborder l'avenir avec un clin d'oeil, d'introduire la part du rêve », souligne Gérard Rongeot. « D'autant qu'elle ne se réduit pas à l'aménagement d'espace mais peut intégrer les nouveaux services, l'impact des technologies, l'ambiance d'une ville ». Bref, un zeste de « pensée décalée » pour façonner demain ou... après-demain.
En fait c'était 150 000 habitants
Pour ceux que ça intéresse voici ce qui reste de l'opération des maisons cubes empilables :
carte
C'est dans la zone industrielle de Heillecourt. Je m'étais toujours demandé ce que cette "tour préfabriquée" pouvait bien être...
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Maastricht
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- Enregistré le : jeu. 12 févr. 2004 19:05
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(Non, il s'agit des Rives du Cher... De 1960 à +- 1980 de très gros travaux ont eut lieu pour rectifier et canaliser son cours sur 6 kilomètres, et construire des quartiers de tours (au demeurant assez réussis) au bord de l'eau (quartiers de Rochepinard, des Fontaines et des Rives du Cher). Les projets de 1965-1967 prévoyaient la canalisation sur une douzaine de kilomètres, avec donc quartiers de R+15 ou R+20 des deux côtés ... bref plus de 100.000 habitants devaient prendre place dans ce qui était véritablement une nouvelle ville.FDH a écrit :J'avais lu il y a 10/15 ans que dans les années 70 on prévoyait 2 millions d'habitants dans l'agglomération marseillaise pour l'an 2000
Maastricht : quelle est la ville nouvelle de 25.000 hab dont tu parles (si elle existe) ? St-Avertin+Chambray-lès-Tours ?
Finalement, outre les trois quartiers crées plus haut et la canalisation du Cher auront quand même été crées deux grands lacs, une île artificielle, des kilomètres de rives auront été remblayés de plusieurs mètres... bref un beau projet....
Faudrait ptet ouvrir un nouveau topic si cette discussion vous intétresse.)
