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Posté : dim. 20 sept. 2009 08:31
par lmdlgers
Je reprend l'info déjà donnée
in extenso dans
le sujet sur la Bordeaux-Espagne
Pour Montauban [...] la réalisation de gares nouvelles permettant une interconnexion avec les TER a été confirmée.
Pour Agen, les études vont se poursuivre ; le choix entre une desserte par la gare actuelle ou une gare nouvelle n'a pas été arrêté.
Et le commentaire de Dionis (député-maire d'Agen) pour le choix de la gare d'Agen dans le Sud-Ouest du vendredi 18 septembre
Sud-Ouest a écrit :
En ce qui concerne la gare d'Agen, le comité a décidé de "poursuivre les études", ce qui correspondait aux volontés du député-maire de la ville, Jean Dionis du Séjour (Nouveau Centre). Ce dernier interrogé par "Sud-Ouest" avait hérité d'une délibération de son prédécesseur Alain Veyret (PS) exigeant que les TGV à destination du chef lieu du Lot-et-Garonne s'arrêtent dans la gare actuelle. Il avait souhaité avoir tous les éléments en main avant de "prednre la décison la plus lourde sa carrière".
Hier, il s'est donc estimé soulagé d'une décision qui "préserve l'avenir" car il espère avoir des éléments de comparaison "multicritères" entre les raccordements à la LGV de la gare actuelle et la construction d'une gare nouvelle en rive gauche de la Garonne. A condition, souligne t-il qu'elle soit reliée à une liaison ferrée avec la gare actuelle.
A bientôt, lmdlgers.
Posté : mer. 18 nov. 2009 15:27
par lmdlgers
La Dépêche du 18 nov 2009 a écrit :
Agen. La gare TGV entre rive droite et rive gauche
Avant la décision finale début 2009 (sic), Sainte-Colombe en Brulhois et la gare d'Agen tiennent la corde.
La gare d'Agen peut-elle absorber la fréquentation d'une ligne TGV entre Toulouse et Bordeaux. Pas sûr, répondent ceux qui sont pour l'option Sainte-Colombe en Brulhois/Brax.
La gare d'Agen peut-elle absorber la fréquentation d'une ligne TGV entre Toulouse et Bordeaux. Pas sûr, répondent ceux qui sont pour l'option Sainte-Colombe en Brulhois/Brax.
Tous les athlètes vous le diront, l'important c'est la dernière ligne droite. Et dans le dernier virage avant l'arrivée, Sainte-Colombe en Brulhois et Agen sortent en tête pour accueillir la future gare TGV, dans le cadre de la réalisation de la ligne à grande vitesse entre Paris, Bordeaux et Toulouse dans dix ans (lire nos précédentes éditions) (*).
La valse-hésitation entre la rive gauche et la rive droite de la Garonne s'explique aussi par un bras de fer, à coups d'arguments techniques et financiers, entre la droite et la gauche, politique s'entend. À droite, le député Nouveau Centre Jean Dionis est, c'est un secret de polichinelle mais il ne le dit pas clairement, favorable à l'option d'une gare TGV rive gauche, à Saint-Colombe de préférence. Les élus de l'Agenais doivent d'ailleurs prendre position début décembre, alors que la localisation de la gare n'est toujours pas décidée du côté de Réseau Ferré de France, en tout cas officiellement, indiquait-on à RFF hier.
À gauche, au conseil général, on penche pour une gare sur le site actuel. Un argument de poids vient s'ajouter à cette éventualité : la SNCF propriétaire des lieux resterait maître de l'exploitation de la LGV si la solution agenaise est choisie. Dans une option de localisation ailleurs, la réalisation serait alors soumise à appel d'offres et la manne que représentent ces aménagements pourraient passer dans d'autres mains.
Avant, les fuseaux et le tracé
Le début d'année doit être décisif pour le choix de la gare. Cette fin 2009 est marquée par une nette accélération du dossier LGV sur son parcours en Aquitaine et Midi-Pyrénées. Comme hier au conseil général, une série de réunions techniques d'information a débuté lundi à cheval sur les deux régions. Pour RFF, il s'agit de « présenter aux élus l'état d'avancement des études et notamment plusieurs esquisses de fuseaux potentiels de passage des lignes nouvelles établies à partir des données recueillies et débattues lors des réunions de concertation. Il s'agit d'esquisses préfigurant les choix possibles du fuseau de 1 000 mètres qui sera retenu. » Dans le vocabulaire choisi, pas difficile de mesurer l'extrême prudence utilisée par RFF et la SNCF pour avancer pas à pas sur la ligne à grande vitesse.
(*) Deux autres sites restent en course, mais l'hypothèse de voir l'actuelle gare s'installer à Layrac s'éloigne, et l'option Estillac devrait subir le même sort.
Ce qui parait bizarre, c'est que Dionis est pour Ste Colombe, mais qu'il veut une gare reliée par voie ferrée à la gare d'Agen Centrale... Cela est incompatible...
A suivre...
A bientôt, lmdlgers
Re: [ LN ] LGV SEA (Sud Europe Atlantique) : Bordeaux - Toul
Posté : dim. 04 avr. 2010 15:05
par lmdlgers
Bonjour,
suite aux problèmes informatique qu'a subi SARA, je voulais rependre les grands points de la LGV BT depuis novembre 2009 :
11 janvier 2010 : Comité de pilotage des GPSO
La carte du fuseau de 1000 mètres sur l'ensemble des GPSO.
On remarquera que le tracé après Castelsarasin ne sera connu qu'en mai 2010.
Que la gare d'Agen sera rive gauche mais reliée
a priori à l'étoile ferroviaire d'Agen mais d'une manière qui reste à définir.
La Dépêche du 12 janvier 2010 a écrit :
LGV : bon point pour le Gers, la gare sera au sud d'Agen
Le président de la chambre de commerce et d'industrie Michel Doligé s'est réjoui de l'annonce faite hier à Bordeaux qui officialise le positionnement de la future gare de la ligne à grande vitesse (LGV) d'Agen au sud, sur la rive gauche de la Garonne. « Les gares nouvelles de Montauban et Mont-de-Marsan contribueront aussi à améliorer l'accessibilité du Gers à la LGV » se félicite Michel Doligé qui poursuit : « Il s'agit maintenant de faire fructifier cette décision : rendre accessible cette nouvelle infrastructure aux utilisateurs gersois en mettant à l'ordre du jour la desserte routière nord-sud du Gers, pour que le Gers redevienne un lieu de passage et d'échange et qu'Auch puisse pleinement jouer son rôle de locomotive départementale. » Le préfet de la région Aquitaine, Dominique Schmitt, a retenu le fuseau pressenti de 1 000 m dans lequel sera tracée la future Ligne à grande vitesse (LGV) Bordeaux-Toulouse. C'est ce fuseau qui avait été présenté par le maître d'ouvrage de la LGV, Réseau ferré de France (RFF), vendredi matin, lors d'une session extraordinaire du conseil général de Lot-et-Garonne sur le sujet. Une fois ce fuseau figé, il conviendra de le réduire à 500 m pour définir le tracé véritable de la ligne et procéder à la déclaration d'utilité publique (DUP), programmée pour début 2011. L'enquête publique suivra. En parallèle du tracé, l'autre information délivrée par Dominique Schmitt hier, c'est le choix confirmé de la construction d'une nouvelle gare, le long de la LGV à Brax-Roquefort : « Nous étions plutôt partis pour une gare TGV sur le site de la gare actuelle d'Agen mais nous avons respecté le choix des élus agenais », commentait hier le représentant de l'État. L'emplacement de cette gare est favorable aux intérêts des Gersois qui espèrent tôt ou tard une réouverture de la ligne ferroviaire Auch-Agen. « Le Gers a aujourd'hui un nouveau rendez-vous à ne pas manquer : le Schéma National des Infrastructures de Transports (SNIT) qui définira en 2010 les dernières grandes infrastructures routières » conclut Michel Doligé.
D'où se pose la question de la liaison physique entre l'étoile ferrovaire d'Agen et la nouvelle gare, le site de Layrac (posé sur l'ancienne ligne Agen-Auch) ayant été écarté.
La dépêche du 12 janvier 2010 a écrit :
Hubert de Mesnil, président de RFF
Comment va s'articuler la liaison entre la Ligne à grande vitesse (LGV) et le réseau classique de Train express régional ?
C'est ce que nous allons déterminer désormais. Des comités « gares » vont être constitués avec les collectivités locales concernées à Mont-de-Marsan, Agen et Montauban. Le comité de pilotage vient d'entériner la liaison TER entre la gare actuelle d'Agen et la nouvelle gare : le but étant bien évidemment de relier la LGV au réseau « classique ». C'est désormais pour nous une obligation, même si par le passé nous avons pu réaliser des gares au milieu des champs. Ce temps-là est révolu. Ce qu'il faut qu'on détermine désormais avec les acteurs locaux, c'est quel type de liaison on réalise. Est-ce que le TER va jusque dans la gare LGV en s'arrêtant avant à la gare d'Agen, comment, où physiquement passera cette voie, est-ce qu'on met plutôt en place un service de navette du type tramway ? On doit désormais décider de tout cela.
Les collectivités locales vont-elles devoir mettre de nouveau la main à la poche pour cette gare nouvelle ?
Non. La gare nouvelle, ainsi que la liaison, font partie du projet global de Ligne à grande vitesse (LGV) Bordeaux-Toulouse. C'est de notre responsabilité d'assurer la liaison entre la LGV et le réseau SNCF. Les collectivités locales ne seront donc sollicitées financièrement pour réaliser ces travaux.
Elus, représentants d'associations reprochent tous le manque d'informations en direction du public. Qu'en pensez-vous ?
D'abord je voudrais rappeler qu'il y a eu un débat public en 2005, abondamment relayé par les médias et qui avait déplacé des foules importantes à l'époque. C'est à ce moment-là que le principe de la LGV a été retenu. Mais il faut le concéder, à l'époque, on ne parlait pas de tracé. Or depuis quelques semaines, cela devient très concret. On ne peut pas, à ce stade, revenir sur le principe de LGV, adopté lors du débat de 2005. En revanche, on a sûrement des progrès à faire concernant la concertation et l'information du public. On va essayer d'améliorer ce point pour les mois à venir.
A bientôt, lmdlgers
Re: [ LN ] LGV SEA (Sud Europe Atlantique) : Bordeaux - Toul
Posté : dim. 04 avr. 2010 15:25
par lmdlgers
Des oppositions ont eu le temps de grandir avec deux points chauds :
Sur le sud du Tarn & Garonne (vers Pompignan, St Rustice, Castelnau d'Estrefond), qui souhaiteraient un passage au plus près de l'A62. Les vignerons du Frontonnais veillent au grain aussi.
La Dépêche du 13 février 2010 a écrit :
Ligne LGV : vigilance en attendant le futur tracé
Transports. Une nouvelle proposition de tracé devrait tomber courant mai. Les riverains restent vigilants…
Il y aura des mécontents. C'est obligé. Comme dans tout grand projet qui modifie le paysage et change les habitudes de vie… En revanche, trouver la meilleure solution pour satisfaire le plus grand nombre est, certes compliqué, mais toujours possible. C'est là tout l'enjeu de la future ligne à grande vitesse (LGV) Toulouse-Bordeaux annoncée pour 2020 mais dont le tracé n'est toujours pas sur les rails.
Après quatre propositions de Réseau Ferré de France refusées, dont une dernière retoquée en janvier dernier, c'est de nouveau l'attente et l'inquiétude qui se sont installées chez les élus et les nombreux riverains : « Nous avons refusé le dernier tracé et demandé une autre proposition de fuseau. Elle devrait tomber en mai. Nous nous devons d'entendre tout le monde sur ce dossier, sans défendre plus l'un que l'autre, et sans perdre de vue qu'il faut impacter le moins possible les populations et le vignoble. Rien n'est simple. La moindre modification du tracé en entraîne beaucoup d'autres… », réaffirme le conseiller régional Didier Cujives, chargé d'orchestrer le dossier auprès du président de région Martin Malvy.
Comme en Tarn-et-Garonne où, concerné au premier chef par cette ligne, on exprime régulièrement ses positions sur la question, le Nord de la Haute-Garonne n'a semble-t-il pas dit son dernier mot. Et continue de s'organiser. D'un village à l'autre, les riverains restent attentifs à l'évolution du projet et plus particulièrement sur la partie toujours très sensible, après Saint-Jory, où le tracé apparaît encore moins… réfléchi qu'en aval.
« Le tracé à l'Est (N.D.L.R. : sens Toulouse-Bordeaux), et le tracé traversant Castelnau ont été définitivement abandonnés. Le tracé avant Castelnau ne semble pas être possible autrement que de suivre la ligne de chemin de fer existante. C'est donc après que cela se complique… », estime Alexandra David-Ardite de l'association « Castelnau TGV raisonné ». Et d'ajouter : « De nouveau, nous sommes inquiets. Parce que nous ne savons pas du tout ce qui sera proposé dans deux mois et aussi parce que les diverses associations ne défendent pas le même tracé. Nous comprenons que chacun ne veuille pas du train devant chez lui, et en même temps nous comprenons l'importance de son arrivée à Toulouse », ajoute-t-elle.
Certains, effectivement, défendent par exemple l'idée d'une ligne longeant l'autoroute qui éviterait ainsi la plaine… mais pas forcément le vignoble du Frontonnais : « Nous veillons au grain mais nous manquons d'éléments quant à la future proposition. Une chose est sûre, nous serons là pour donner notre avis afin de tout faire pour préserver notre terroir », confie Frédéric Ribes, au Domaine le Roc.
« je suis cuit ! »
Moins optimistes sur la question, des habitants de la vallée, à Castelnau D'Estrétefonds, s'organisent de jour en jour tout en sachant que quelque part, pour eux, la messe est dite. « Je suis cuit. J'habite ici depuis près de 50 ans et on annonce que le TGV passera à 150 mètres de chez moi. Il ne nous restera qu'à partir. C'est triste… mais nous ne baisserons pas les bras. Nous sommes aujourd'hui soixante-cinq dans notre association ''Sauvegarde de Castelnau'' et notre nombre augmente » explique Philippe Daujean, riverain.
Considérant que des villages comme Saint-Jory, Lespinasse, Fenouillet sont à peu près sûrs de savoir à quelle sauce ils seront mangés, les éventuelles futures levées de bouclier pourraient venir demain, du nord du département… une fois encore. Tout le monde se souvient en effet de la fronde qu'avait suscitée le projet, aujourd'hui abandonné, d'un deuxième aéroport implanté au cœur des vignes. Seule différence à ce jour, le TGV en lui-même, n'est pas réfuté à l'unanimité. Au contraire. Alternative efficace à l'avion, il n'apparaît pas comme la bête noire des transports et s'assure un bon nombre de défenseurs. « Rapprocher ainsi Paris de Toulouse est une nécessité, lance Didier Cujives, et il est évident que d'une manière ou d'une autre cette ligne se fera. C'est pour cela qu'il faut maintenant qu'on avance sur le dossier ».
En Albret avec l'association Très Grande Vigilance en Albret qui a manifesté le 6 mars 2010 dans les rues de Nérac (47)
La Dépêche du 8 mars 2010 a écrit :
Nérac. 4000 manifestants : non aux lignes TGV et oui à l'aménagement des voies existantes
LGV-TGV. Samedi, 4000 manifestants ont défilé dans les rues de Nérac pour dire non aux lignes TGV et oui à l'aménagement des voies existantes.
Samedi, quatre mille personnes venues de tout le Sud-Ouest se sont retrouvées à Nérac pour défiler dans les rues afin d'affirmer leur opposition à la création de la ligne LGV Sud Europe Atlantique dont le tracé passe par l'Albret (Lire « La Dépêche » d'hier). C'est à l'appel de l'association Très Grande Vigilance en Albret que ce rassemblement a eu lieu au départ du foirail pour traverser la ville en passant par le Vieux-Nérac.
En tête de cortège, huit tracteurs ouvraient la marche, suivis du collectif d'élus ALT LGV (qui avait tenu réunion le matin) et des associations d'Aquitaine et Midi-Pyrénées ainsi que des citoyens lambda. Après la longue balade durant laquelle des slogans explicites étaient largement déployés, les opposants à la ligne LGV ont été réunis sous la halle du foirail pour clôturer la marche par un meeting où les responsables d'associations, y compris du collectif d'élus et Noël Mamère, député et maire de Bègles, défenseur de la cause écologique, prirent la parole.
Parmi les intervenants, celui de l'asso de sauvegarde des coteaux des Landes de Gascogne qui lança : « Nous ne sommes pas des Indiens, nous ne sommes pas contre le progrès, nous tournons le dos à un progrès qui consiste à développer d'énormes agglomérations ». Il fut rappelé les prochains rendez-vous : demain, à Agen, pour une réunion publique de la Coordination agenaise pour le maintien de la gare en centre-ville et une manifestation qui aura lieu le 20 mars à Montauban. Ensuite, une délégation de TGV fut reçue par la sous-préfète, Yamina Reynaud, à qui elle déposa une motion réclamant l'arrêt immédiat des travaux et du projet de LGV, la remise en état des voies existantes, la restitution de la capacité de décision aux populations concernées, une étude indépendante sur la faisabilité de la modernisation des voies existantes dans le couloir naturel de la vallée de la Garonne.
ADHÉSION AU RAPPORT DE LA COUR DES COMPTES
La motion précise : « Nous adhérons aux recommandations du rapport de la Cour des comptes, « le réseau ferroviaire : une forme inachevée, une stratégie incertaine » avril 2008 et du Conseil d'analyse économique « infrastructures de transport, mobilité et croissance » préconisant de donner priorité à la modernisation des réseaux existants.
Nous adhérons aussi aux dispositions relatives aux transports de la loi Grenelle (chapitre 3, section 1, article 9) précisant « la rénovation des infrastructures existantes peut être privilégiée par rapport à la construction d'infrastructures nouvelles ».
Le président et la vice-présidente de TGV, Charles d'Huyvetter et Catherine Aime, ne manquaient pas de rappeler : « Le trait caractéristique des élus porteurs du projet est d'être hermétiques à toute analyse tangible et vérifiable. Ce projet de LGV n'a pas lieu d'être. Ce rassemblement n'est qu'une étape parmi d'autres. Nous ne fléchirons pas ».
N. Mamère: «Un projet destructeur »
Noël Mamère a expliqué sa présence : « Les droits du peuple sont méprisés en imposant un projet destructeur au niveau écologique, social et économique. Il faut relocaliser l'agriculture ; en déménageant les habitants, on transforme les terres en désert… À partir de 2012, les TGV et LGV pourront être utilisés par des privés comme Véolia. Il faut mettre les camions sur les trains en améliorant les voies existantes. Nous devons nous battre pour qu'il reste un service public de transport de proximité afin de protéger l'emploi et de créer du durable. De plus, les prix pratiqués seront plus chers que les prix des compagnies aériennes low-cost ».
Ceci dit, comme je le disais dans un des posts perdus, sur la LGV BT nous en sommes plutôt à savoir
où elle doit passer alors que pour la LGV Bordeaux-Espagne, l'opposition se focalise à savoir
si elle doit passer.
A bientôt, lmdlgers
Re: [ LN ] LGV SEA (Sud Europe Atlantique) : Bordeaux - Toul
Posté : dim. 04 avr. 2010 15:31
par lmdlgers
Au sujet de la localisation de la gare d'Agen, il y a aussi des oppositions.
La Dépêche du 11 mars 2010 a écrit :
Gare TGV et lignes de fractures
LGV. La coordination agenaise milite pour le maintien à Agen de la future gare TGV.
Ce n'était pas un débat, faute de contradicteurs, plutôt une tribune d'opposition sur toute la ligne au projet de gare TGV excentrée : mardi soir, ils étaient près d'une centaine à avoir répondu à l'appel de la Coordination agenaise, pour venir entendre au Stadium un long et méticuleux argumentaire, qu'un participant résumait de cette formule savoureuse : « On veut une gare à Agen même ! »
Regardons vers Bordeaux… à chacun sa partie, c'est Christian Broucaret qui a sonné la charge, en sa qualité de porte-parole de la Fédération des associations d'usagers des transports en Aquitaine : « L'expérience prouve que lorsque le TGV n'arrive pas au centre de l'agglomération, elle se dévitalise. Et côté usagers, personne n'aime les ruptures de charge : les changements de train, de gare… Il est aussi intéressant d'observer qu'à Bordeaux, où la gare est au centre-ville et où la LGV est prévue pour 2015-2016, personne ne s'est posé la question une seconde de savoir s'il fallait externaliser la gare, ce débat semblerait totalement incongru ! »
Développement fantasmé. Le secrétaire départemental des cheminots CGT, Francis Portes, lui emboîte le pas, diaporama à l'appui : il commente les clichés éloquents de la gare TGV de Valence, mise en service il y a près de dix ans, posé au milieu des champs… « et des parkings Effia, une filiale de la SNCF ». Histoire de démontrer, explique-t-il, que le potentiel d'urbanisation au nom duquel les élus réclament des gares excentrées relève du fantasme.
400 000 voyageurs. Conseiller communautaire et élu agenais d'opposition, Alain Bédouret (Les Verts) rappelait quant à lui que la coordination milite pour un TGV circulant « à 200 ou 220 km/heure », avant de refaire l'historique du projet pour émettre de gros doutes sur l'avantage comparatif, en termes financiers, d'une gare en périphérie.
Et de conclure : « Ce sont les mêmes qui veulent ramener les gens au centre-ville d'Agen avec un multiplexe et qui laissent filer les 400 000 voyageurs drainés par le TGV. »
Environnement. Philippe Barbedienne, pour la Sepanso*, liste toutes les bonnes raisons de s'opposer à un projet qui va à l'encontre des prescriptions du Grenelle de l'Environnement, qui prévoit de densifier les centres urbains en préservant la campagne.
* Fédération des sociétés pour l'étude, la protection et l'aménagement de la nature dans le Sud-Ouest
A noter que l'on voit fleurir sur le bord des routes des panneaux "vous entrez dans le faisceau LGV" qui permettent de visualiser l'emprise sur le terrain de la LGV.
A bientôt, lmdlgers
Re: [ LN ] LGV SEA (Sud Europe Atlantique) : Bordeaux - Toul
Posté : dim. 04 avr. 2010 15:35
par basco - landais
Effectivement, LGV BT surtout après Agen et aux abords de Toulouse et LGV Bayonne Hendaye, a peu près le meme combat.
Dans les manifestations au sud est et au sud ouest de l'Aquitaine, les associations "anti" font cause commune, et ce qui était une revendication d'irreductibles devient une cause régionale.
Re: [ LN ] LGV SEA (Sud Europe Atlantique) : Bordeaux - Toul
Posté : dim. 04 avr. 2010 16:21
par lmdlgers
Pour finir, on trouve sur le site des GPSO
les cartes au 25.000è du fuseau 1000m, sauf (bien entendu) entre Castelsarrasin et Castelnau d'Estrefond qui sera défini à la fin du mois prochain.
Je mets
la carte autour d'Agen afin de comprendre les problèmes afférents à l'implantation de la gare d'Agen-TGV.
A bientôt, lmdlgers
Re: [ LN ] LGV SEA (Sud Europe Atlantique) : Bordeaux - Toul
Posté : dim. 04 avr. 2010 16:49
par basco - landais
Elles sont en effet plus parlantes et plus lisibles .... mais avaient aussi disparu dans le "crash"
RDV au mois de mai juin pour le fuseau restreint (500 m)

Re: [ LN ] LGV SEA (Sud Europe Atlantique) : Bordeaux - Toul
Posté : dim. 04 avr. 2010 16:54
par lmdlgers
basco - landais a écrit :Elles sont en effet plus parlantes et plus lisibles .... mais avaient aussi disparu dans le "crash"
RDV au mois de mai juin pour le fuseau restreint (500 m)

Possible que ce soit pour plus tard. Au départ, il était question d'avoir le 1000 mètre en 2009, or il y a eu un décalage de quelques mois. Je pense que le 500 m sera pour la fin 2010.
A bientôt, lmdlgers
Re: [ LN ] LGV SEA (Sud Europe Atlantique) : Bordeaux - Toul
Posté : dim. 04 avr. 2010 17:14
par basco - landais
lmdlgers a écrit :basco - landais a écrit :Elles sont en effet plus parlantes et plus lisibles .... mais avaient aussi disparu dans le "crash"
RDV au mois de mai juin pour le fuseau restreint (500 m)

Possible que ce soit pour plus tard. Au départ, il était question d'avoir le 1000 mètre en 2009, or il y a eu un décalage de quelques mois. Je pense que le 500 m sera pour la fin 2010.
A bientôt, lmdlgers
L'agenda donne l'automne 2010 mais dans une interview qu'avait donné le chef de projet en janvier sur FR3 Aquitaine, il parlait de la fin du 2ème trimestre 2010
Re: [ LN ] LGV SEA (Sud Europe Atlantique) : Bordeaux - Toul
Posté : lun. 12 avr. 2010 16:24
par lmdlgers
Attention, à tous ceux qui pensent que j'ai une quelconque influence sur ce tracé, je tiens à dire que je n'ai aucun pouvoir décisionnaire ! Aucun pouvoir du tout d'ailleurs...
J'ai voulu tracer une simulation de trajet LGV autour d'Agen, un endroit que je connais bien, et où les contraintes géographiques et "démographiques" rendent son passage difficile.
Je vous soumets deux cartes :

Vers Roquefort

Pour la première, j'ai essayé de passer au plus loin des maisons et de rattaper la zone notée "champ de tir" qui est un terrain militaire, et qui va permettre de ne pas trop taper dans les bâtiments de l'Agropôle. Mais l'arrivée au péage de l'A62 reste difficile (pas vraiment d'autres solutions que de faire sauter des bâtiments).

Vers Moirax

Pour la seconde, c'est la problématique du franchissement de la Garonne qui se pose. J'ai tenté deux tracés, l'un qui suit la N21 jusqu'au confluent du Gers avant de raser Layrac, l'autre qui franchit carrément la Garonne, épargnant des courbes (trop ?) serrée ainsi que le franchissement de l' A62 qui est déjà posé sur talus d'une dizaine de mètres.
A la mesure de vos connaissances en la matière, pensez-vous que je sois trop (ou pas assez) scrupuleux des habitations, des devers éventuels (berges de la Garonne), des courbes de la LGV, des ponts (peut-être plus faciles à installer sur le fleuve que de raser ses berges) ou que sais-je encore ?
A bientôt, lmdlgers.
Re: [ LN ] LGV SEA (Sud Europe Atlantique) : Bordeaux - Toul
Posté : lun. 12 avr. 2010 17:20
par G.E.
Du côté de Cavaillon, la LGV Méditerranée franchit 3 fois la Durance en peu de temps. Il peut en aller de même pour la Garonne vers Agen.
Re: [ LN ] LGV SEA (Sud Europe Atlantique) : Bordeaux - Toul
Posté : lun. 12 avr. 2010 17:41
par Maastricht
Si c'est une zone avec un fort aléas d'inondation il faudra une estacade maousse. Cela étant passer à flanc de coteau sur deux kilomètres me parait plus improbable, c'est pour ainsi dire plus simple de faire un bête tunnel que d'envoyer balader tombereaux et bulls sur un terrain en pente à 20% avec la Garonne en bas.
Par contre sur la première carte, du côté du hameau de Puits de Carrère et des Grands champs (?), on arrive bien à une trentaine de maisons directement impactées. Il ne serait pas plus simple de franchir l'autoroute à Olombe, passer au sud du château de Roquefort et au nord de Moirax ? On a un terrain plus vallonné mais passant plus au largte des zones habitées.
Re: [ LN ] LGV SEA (Sud Europe Atlantique) : Bordeaux - Toul
Posté : lun. 12 avr. 2010 18:10
par Maastricht
Aller, comme j'avais déjà Paint Shop Pro de démarré, une
petite partie de saute-moutons ? On est certes plus loin d'Agen, mais pas plus d'une douzaine d'expropriations, ce qui est déjà pas mal.
(j'avais fait le tracé le plus au sud avant de me rendre compte qu'on pouvait tout aussi bien passer plus au nord sans dommage)
Re: [ LN ] LGV SEA (Sud Europe Atlantique) : Bordeaux - Toul
Posté : lun. 12 avr. 2010 19:02
par Frédéric SAVIN
Maastricht a écrit :Olombe
(Sainte-Colombe-le Nom-Tronqué)
Mais malheureusement, le fuseau défini est clair et on va devoir cisailler la ZI du Passage en deux, avec le lot de destructions de bâtiments industriels et de reconstructions "plus loin" qui s'impose. C'est (en théorie) la solution la moins sensible politiquement, car les entreprises accepteront plus facilement de déplacer leurs locaux que des particuliers d'abandonner leur maison vouée à la destruction.
Re: [ LN ] LGV SEA (Sud Europe Atlantique) : Bordeaux - Toul
Posté : lun. 12 avr. 2010 19:38
par Maastricht

faut que je me tienne plus à jour... j'ai fait un autre trait sur la même carte.
Re: [ LN ] LGV SEA (Sud Europe Atlantique) : Bordeaux - Toul
Posté : lun. 12 avr. 2010 19:53
par lmdlgers
Effectivement, les lotissements en bout de piste de l'aérodrome posent problème : les fois où j'ai eu la chance de décoller d'Agen, ça m'a toujours surpris, cette densité... Je ne sais pas trop comment les éviter à moins de se permettre des courbes que j'imagine incompatibles avec la très grande vitesse.
La solution proposée par Maastricht, qui passe au plus près de l'A62 est-elle compatible avec 300 km/h ? Si oui, je la trouve très élégante ! Quant au franchissement la Garonne, c'est vrai que j'avais un frein psychologique à le faire, alors que les ponts-rails, on sait faire !
A bientôt, lmdlgers.
Re: [ LN ] LGV SEA (Sud Europe Atlantique) : Bordeaux - Toul
Posté : lun. 12 avr. 2010 21:45
par TheForceCode
Le cas de "double franchissement" sur une centaine de mètres, on l'a aussi avec la LGV Med au dessus du Rhône, alors pour celle-ci, je pense pas que cela pose problème (d'autant qu'en mettant moi aussi amusé à trouver un passage à partir du fuseau des 1000m, je trouve que c'est le plus logique).
Re: [ LN ] LGV SEA (Sud Europe Atlantique) : Bordeaux - Toul
Posté : lun. 12 avr. 2010 22:32
par jml13
C'est vrai qu'il y a une urbanisation diffuse développée dans ce coin. Je dis peut-être une bêtise, mais pourrait-on utiliser les emprises de l'aérodrome pour construire tranquillement (quitte à faire des tranchées), d'autant qu'en bouts de piste, il n'y a pas trop de densité. Pour les doubles franchissements fluviaux, on a déjà effectivement les exemples de la LGV Med sur le Rhône, près de Donzère, et surtout, le triple franchissement de la Durance, près de Cavaillon, où les viaducs sont très longs (1500 m, 997 m et 943 m), parce que très biais sur une rivière au lit majeur très large. Le lit majeur de la Garonne à cet endroit me paraît plus étroit (200 m environ) et surtout franchi une fois avec 45° de biais seulement, l'autre fois quasiment perpendiculairement. On doit s'en sortir avec des ouvrages de 4 ou 500 m et de 300 m maxi...
Re: [ LN ] LGV SEA (Sud Europe Atlantique) : Bordeaux - Toul
Posté : mar. 13 avr. 2010 07:04
par lmdlgers
jml13 a écrit :C'est vrai qu'il y a une urbanisation diffuse développée dans ce coin. Je dis peut-être une bêtise, mais pourrait-on utiliser les emprises de l'aérodrome pour construire tranquillement (quitte à faire des tranchées)
Avant que le choix du fuseau de 1000 mètres eût été choisi, j'aurai pensé que la LGV aller passer SUR la piste (ou pas loin), afin de limiter les destructions. Puis elle aurait traversé la Garonne non loin du Pont routier dit "de Beauregard". Visiblement, ce n'est pas l'option choisie par le fuseau. En revanche, déplacer l'aérogare vers le sud et mettre la gare TGV à cet endroit aurait pu rendre l'aérodrome d'Agen aussi bien connecté que celui de Lyon-Satolas ou Paris-CDG... Visiblement ce n'est pas l'option choisie, non plus (gare vers Roquefort ou Estillac).
A bientôt, lmdlgers