Le problème majeur réside dans des points noirs locaux qui perdurent : Trèbes, Limoux, Coursan sont autant de secteurs saturés faute d'une déviation. Les projets de déviations ont été étudiés, réétudiés, parfois même financés, et sont actuellement reconsidérés. Que l'on se rassure, le département sait faire deux choses : couper des platanes et construire des giratoires à l'utilité douteuse. Il y consacre même la majorité de ses maigres crédits d'investissements (30 M€).
On aurait pu se dire que le lancement du plan Aude 2030 allait changer quelque chose. Malheureusement, si les constats sont posés, les fonds ne suivent pas pour résoudre les problèmes car l'enveloppe prévue reste bloquée à son niveau actuel. Certes, la région et l'Europe aident (un peu), mais ce ne sera pas suffisant.
Sur 15 ans, il est prévu seulement 130 ME de projets structurants alors qu'il faut au minimum 50 ME sur Trèbes, 50 ME sur Limoux et même 90 ME sur Coursan. Ces travaux représentent pourtant les urgences du moment, sans compter le doublement à très très long terme (avec giratoires à chaque intersection) de la D118 entre Carcassonne et Limoux, et tout un ensemble de travaux locaux trop souvent reportés. Actant de son manque d'intérêt pour les routes (sans quoi les investissements auraient suivi), le CG11 écrit donc qu'il va poursuivre sa politique de giratoires à Sigean et ailleurs, faute de mieux. Quelle honte !
Heureusement que la LGV Montpellier-Perpignan est repoussée après 2035, sans quoi les finances départementales n'auraient pu absorber les nécessaires raccordements au réseau existant.




