Rennes. 70 km/h sans baisse de la pollution
Publié le 07 mai 2016
Depuis le 1e r octobre 2015, la limitation de vitesse sur la rocade de Rennes a été ramenée de 90 km/h à 70 km/h, pour tenter d'améliorer la qualité de l'air dans la capitale bretonne.
C'est l'une des dernières mesures prises pour tenter d'améliorer la qualité de l'air dans la capitale bretonne : depuis le 1er octobre 2015, la limitation de vitesse sur la rocade de Rennes, a été ramenée de 90 km/h à 70 km/h. Or, pour l'instant, elle n'a eu aucun effet sur les mesures de qualité de l'air, relève le Mensuel de Rennes dans son dernier numéro.
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L'indice de pollution observé dans la capitale régionale serait même supérieur à ceux relevés à la même période les années précédentes. Toutefois, la prudence s'impose en ce domaine, la pollution aux particules (PM10) provenant également des systèmes de chauffage particulièrement sollicités en hiver.
« Une idée fausse »
Financée par l'État, les collectivités locales et les industriels bretons, l'association Air Breizh surveille, depuis 1996, la qualité de l'air de la région. Interrogé en novembre 2014, son président parlait à l'époque d'une qualité de l'air « moyenne » en Bretagne. Et d'ajouter : « Penser que l'on vient prendre un bon bol d'air dans notre région est une idée fausse. La pollution existe. Elle est là, même si la pluie et le vent balaient et nettoient plus souvent l'atmosphère qu'ailleurs ». Pour revenir à Rennes, Air Breizh estime que la croissance démographique de la métropole entraînera une augmentation de 23 % du trafic routier d'ici 2020 mais pense dans le même temps, que « la situation devrait s'améliorer d'ici un an », concernant les rejets de dioxyde d'azote qui proviennent, à 69 % sur l'agglomération rennaise, du transport routier...
Au minimum 40 décès en moins
Quant à l'Agence régionale de santé (ARS), elle affirme que même un léger changement des habitudes en matière de transport peut avoir un impact significatif sur la santé publique. Selon l'ARS, au moins 40 décès seraient évités, chaque année, si l'agglomération rennaise ramenait la quantité de particules très fines (PM2,5) dans l'air aux niveaux recommandés par l'Organisation mondiale de la santé.