[ LN ] LGV Sud-Europe-Atlantique (5) : Bordeaux - Toulouse
- lmdlgers
- Route Nationale

- Messages : 374
- Enregistré le : mar. 28 août 2007 07:54
- Localisation : Gers
Re: [ LN ] LGV Sud-Europe-Atlantique (5) : Bordeaux - Toulouse
Oui, j'en parlais au dessus, une gare à Layrac aurait été de bon sens. On me répond que les emprises sont inondables (mais ça se soigne) et que la gare serait plus éloignée des "forces vives" de l'agglomération (l'Agropôle en particulier, mais il finira balafré par le tracé). Quant à une correspondance avec l'aéroport, ça pas être facile dans le sens où la gare serait à un bon kilomètre de l'aérogare soit un peu près la même distance qu'entre St-Louis-Neuweg et l'aéroport de Bâle/Mulhouse (68), et on a jamais été capable de rapprocher ces deux entités alors que le trafic aérien est autrement plus important.
- super5
- Autoroute à grande vitesse

- Messages : 6109
- Enregistré le : ven. 19 sept. 2008 11:29
- Localisation : Environs de Paris
Re: [ LN ] LGV Sud-Europe-Atlantique (5) : Bordeaux - Toulouse
Le président du CG31 commence à douter des chances de réalisation de cette ligne, ce que n'ose pas imaginer le maire de Toulouse qui a promis que grâce à ce TGV, 20 000 habitants bénéficieraient d'une diminution des nuisances sonores aériennes (ce qui est un mensonge car le trafic aérien a continué de croître partout y compris à Lyon ou Marseille, grâce aux low-cost).G.E. a écrit :Cette ligne a une faible chance de voir le jour après 2030. D'ici là, son tracé peut encore changer, si RFF arrive à revenir à la raison.
- lmdlgers
- Route Nationale

- Messages : 374
- Enregistré le : mar. 28 août 2007 07:54
- Localisation : Gers
Re: [ LN ] LGV Sud-Europe-Atlantique (5) : Bordeaux - Toulouse
Non, il semblerait que le double-pont soit moins cher que le tunnel qui devait être creusé en "amont" sur la commune du Passage et de Moirax (grosses collines à franchir).G.E. a écrit : L'essentiel est qu'une dizaine d’habitants a réussi à se faire entendre et à imposer un double viaduc sur la Garonne à RFF avec un énorme surcoût à la clef.
-
Raminagrobis
- Périphérique

- Messages : 660
- Enregistré le : mer. 14 juil. 2010 15:41
Re: [ LN ] LGV Sud-Europe-Atlantique (5) : Bordeaux - Toulouse
HS ici, mais y'en a un autre : le 9811 qui fait Lille Bruxelles le matin, permettant aux lillois d'aller à Bruxelles sans attendre le premier eurostar venant de Londresnano a écrit :Il sert, une fois par jour dans chaque sens, à l'unique relation TGV ne desservant ni Paris, ni Lyon, ni leurs régions, j'ai nommé le Toulouse - Marseille.
- dionysos
- Autoroute

- Messages : 1790
- Enregistré le : mar. 14 oct. 2008 11:45
- Localisation : Saint-Denis-lès-Martel
Re: [ LN ] LGV Sud-Europe-Atlantique (5) : Bordeaux - Toulouse
Accident industriel sur le tracé de la LGV Bordeaux - Toulouse: Les terrains avaient été déjà vendus et autorisés à la construction pour un lotissement à proximité de la voie ferrée classique où devrait se faire la mise à quatre voies de la ligne classique...
http://www.sudouest.fr/2011/05/18/la-lg ... 66-756.php
http://www.sudouest.fr/2011/05/18/la-lg ... 66-756.php
Ils n'ont pas encore construit la maison de leurs rêves, mais ils en sont déjà au cauchemar. Depuis une dizaine de jours, une dizaine de candidats à l'installation au Domaine du Parc à Villenave-d'Ornon ont été alertés par une lettre la mairie : les permis de construire tous neufs allaient être retirés. Motifs : les derniers tracés projetés de la future ligne à grande vitesse Bordeaux-Sète (terminologie de Réseau ferré de France, RFF), exigent des aménagements là où les futurs propriétaires imaginaient poser leur canapé…
Mais la Ville a quand même accordé des permis de construire, par erreur, sur ces parcelles. Dix-sept lots sur quatre-vingt sont concernés, dix permis vont être retirés, deux ventes tout juste réalisées ne pourront donner lieu à construction alors que les accédants viennent de faire leur chèque.
Réunion électrique
« J'allais déposer mon permis aujourd'hui, j'apprends ça. Tout s'arrête. Mais j'ai déjà engagé 4 000 euros avec l'architecte et les frais de dossier », proteste une jeune mère. Un exemple parmi d'autres. Et le propriétaire d'une maison quasi achevée interroge : « Qu'est-ce que je fais ? Je démolis ? J'aménage ? » Sans parler de professionnels de la maison individuelle qui ont des contrats ici.
Lundi soir, la réunion d'information de Réseau Ferré de France, organisée à la demande du maire de Villenave-d'Ornon, est électrique. Il s'agit de parler de l'ensemble du dossier LGV à Villenave. Le projet rend probable d'autres expropriations un peu plus loin. Mais c'est l'imbroglio du Domaine du Parc qui occupe l'essentiel des débats.Tous les acteurs sont là : le maire Patrick Pujol, Rodolphe Foucaud et Étienne Picher, responsable de (RFF), Daniel Palmaro, directeur général de la société Clairsienne, aménageur du Domaine du Parc, tous avec des collaborateurs. Et même des juristes. Et bien sûr les nouveaux habitants déjà installés, des candidats. La conseillère générale Martine Jardiné et ses amis de l'opposition municipale de gauche font monter la sauce.
La présentation par RFF délimite le problème : pour installer une quatrième voie à hauteur de la gare de Villenave, à l'ouest de la voie ferrée actuelle, il faut reculer de vingt ou trente mètres le grand talus paysager (merlon), protection phonique du Domaine qui touche aux voies.
C'est sorti le 26 avril du chapeau de GPSO, qui détaille l'affaire. Une partie de la salle est soulagée : seule la bande la plus proche des voies est concernée. Même le directeur de Clairsienne n'était pas sûr jusqu'à cet instant de pouvoir achever ses logements sociaux au milieu du vaste terrain. Auparavant, le projet immobilier avait obtenu sans encombre son permis d'aménager en 2008, et une modification en 2009.
Arrêté non respecté
La reconnaissance par Patrick Pujol de l'erreur de procédure (« Je l'assume », dit-il), est sans ambiguïté. La ville aurait dû soumettre les permis à RFF avant de les signer. Mais elle n'a pas tenu compte d'un arrêté en ce sens pris par le Préfet de Région le 27 octobre 2010, arrivé en mairie le 2 décembre, et en vigueur depuis le 14 janvier 2011. « Je n'ai eu connaissance du problème que le 28 avril en recevant les gens de RFF », assure le maire. D'où le « retrait » des permis « illégaux ».
Désormais, tout le monde cherche « des solutions ». La mairie et Clairisenne jugent « prioritaires » les cas des deux familles qui viennent d'acheter : « Il faudrait qu'on arrive à faire annuler la vente », dit le maire. Quatre autres dossiers doivent être traités « dans les meilleurs délais ». Les quatre derniers permis illégaux, situés hors de la bande fatidique, posent moins de problèmes. Le maire a saisi la préfecture.
Nathalie Gonçalvès, trésorière de la toute récente Association syndicale de copropriétaires du Domaine, invite ses voisins ou futurs voisins « agir collectivement ». Pas touchée personnellement, elle est « en colère qu'on n'ait pas été prévenus plus tôt ». Elle parle d'échanges possibles de parcelles avec Clairsienne, de dédommagements, voire de « dommages et intérêts ». Terme guère du goût des différents opérateurs. Le maire préfère résoudre les problèmes au cas par cas.
Pour Clairsienne, le projet de LGV ampute de 20 % l'opération qu'il conduit, soit un préjudice de « 2 millions d'euros », selon son directeur général. Un litige avec la Ville est probable, selon les uns et les autres.
Le tout alors que nul ne sait si, au final, la LGV Bordeaux-Sète sera déclarée d'utilité publique en 2015, et financée, ni si la relance de la gare de Villenave pour la desserte locale sera bien retenue. Un projet auquel Patrick Pujol tient beaucoup, sans obtenir d'engagement de la région Aquitaine à ce jour, dit-il. Mais un projet que certains de ses concitoyens jugent désormais superflu, du côté du Domaine du Parc…
- G.E.
- Patrouilleur

- Messages : 25274
- Enregistré le : ven. 29 avr. 2005 19:22
- Localisation : Alpes
- Contact :
Re: [ LN ] LGV Sud-Europe-Atlantique (5) : Bordeaux - Toulouse
Ces journalistes n'ont aucune culture ferroviaire ! La ligne Bordeaux - Sète est l'actuelle : son nom étrange date du temps de la compagnie du Midi dont les voies s'arrêtaient sur celles du PLM à Sète. Il s'agit ici de l'aménager en vue de la construction de la LGV Bordeaux - Toulouse.
Heureusement, les travaux cités dans l'article ont été arrêtés à temps. Il est quand même urgent de geler tous les terrains encore vierges situés le long des futurs raccordements aux lignes à grande vitesse programmées dans le cadre du SNIT pour éviter ce type de situations : voies ferrées aux sorties de Bordeaux, de Toulouse, de Toulon, de Nice, etc. Même si les LGV ne voient pas le jour, il faut se réserver la possibilité de tripler ou de quadrupler les voies.
Heureusement, les travaux cités dans l'article ont été arrêtés à temps. Il est quand même urgent de geler tous les terrains encore vierges situés le long des futurs raccordements aux lignes à grande vitesse programmées dans le cadre du SNIT pour éviter ce type de situations : voies ferrées aux sorties de Bordeaux, de Toulouse, de Toulon, de Nice, etc. Même si les LGV ne voient pas le jour, il faut se réserver la possibilité de tripler ou de quadrupler les voies.
- super5
- Autoroute à grande vitesse

- Messages : 6109
- Enregistré le : ven. 19 sept. 2008 11:29
- Localisation : Environs de Paris
Re: [ LN ] LGV Sud-Europe-Atlantique (5) : Bordeaux - Toulouse
http://www.sudouest.fr/2011/06/07/l-agg ... 23-641.php
Sud Ouest a écrit :L'Agglo agenaise menace de ne pas financer Bordeaux-Toulouse
Si des élus des 28 communes concernées par le futur tracé estiment que les réunions de concertation ne servent plus à rien, d'autres y croient encore.
Christian Dézalos le répète : « L'intérêt commun impose de refuser ce double franchissement de Garonne. » archives j.-l.b.
De la Gironde à Montesquieu et de Montesquieu au Tarn-et-Garonne. Deux réunions de la commission consultative (1) ont de nouveau eu lieu hier, afin d'affiner le choix du futur tracé, lequel est censé être arrêté à l'automne.
Hier matin, c'est la première partie du tronçon, la plus rurale, qui a concentré les débats. Ou plutôt les échanges. « À part quelques communes qui ne sont pas d'accord, les unes préférant le tracé sud, les autres le nord, ça s'est à peu près bien passé », résume Alain Lorenzelli, maire de Bruch. D'après lui, c'est d'ailleurs le tracé sud « qui tient la corde ». Pour Didier Massias, le maire de Feugarolles, ce serait en tout cas « l'option la moins pire », celle qui condamne le moins de maisons. Mais l'élu est résigné : « À force, je commence à en avoir marre de ces réunions. De toute façon, tout est décidé depuis longtemps… Mon seul souci concerne l'indemnisation des propriétaires. »
« Où ils veulent »
Michel Darrouman, maire de Pindères, juge pour sa part que « c'est acté à 80 % ». À Pompiey, le maire, Maurice Boutin, emploie déjà le passé : « J'aurais préféré le tracé nord ». Pareil pour Dominique Sarion, maire de Xaintrailles, qui voudrait que Réseau ferré de France (RFF) tienne un peu plus compte de l'attachement des habitants pour les environs du carrefour du Placiot ou du lac de La Lagüe… « De toute façon, on n'a jamais été écouté. Cette concertation, c'est du vent. Ils trouvent toujours des arguments pour passer où ils veulent. »
L'après-midi, les élus invités à plancher sur la partie plus urbaine du tracé, celle comprenant notamment la traversée de l'agglomération agenaise, ne l'ont pas entendu de cette oreille. Les élus de la CAA ont certes apprécié que RFF accède à leur demande en étudiant l'option tracé sud. « C'est déjà ça, mais ce sera dur car l'écart de prix prévisionnel est, d'après RFF, conséquent », indique Christian Dézalos, maire de Boé. Un argument qui pourrait suffire à orienter la balance, comme le laisse penser l'exemple du double franchissement de Garonne (lire « Sud Ouest » du 23 mai). Réseau ferré de France reconnaît en effet que cette option ne présente que des désagréments. Mais elle a un avantage, de poids : elle est la moins coûteuse.
« Une option… »
Un argument qui, pour Christian Dézalos, ne pèse pas lourd par rapport à l'impact environnemental d'une telle opération : « On l'a redit et l'intérêt commun impose de refuser », poursuit le vice-président de la CAA, qui évoque une position commune du Conseil général. Patrick Cassany, son vice-président, confirme. Mais se montre moins menaçant que la CAA. Son président, Jean Dionis, estimait en effet hier que « ne pas participer au financement du tronçon Bordeaux-Toulouse peut être une option. En tout cas, on marquera clairement notre préférence. » Patrick Cassany, lui, juge qu'il est encore trop tôt pour se prononcer sur la question…
(1) La commission consultative s'est réunie hier en préfecture, sous la présidence du préfet. Y ont pris part les 28 maires des communes concernées, RFF, Jean Dionis du Séjour président de la CAA, Patrick Cassany représentant le Conseil général et Lucette Lousteau pour le Conseil régional.
-
lcombe
- Chemin

- Messages : 26
- Enregistré le : sam. 02 août 2003 06:33
- Localisation : Haute-Garonne A62 sortie 10.1
Re: [ LN ] LGV Sud-Europe-Atlantique (5) : Bordeaux - Toulouse
Entre Montauban et Toulouse le choix du fuseau LGV semble être arrêté par une lettre du ministre.
Je rajoute aussi un lien vers le blog d'une association impliquée dans le débat qui donne accès à la lettre ministérielle
Source : La Depeche du MidiSaint-Alban. Ce sera le fuseau D
La nouvelle, inattendue ces jours-ci, est tombée hier dans plusieurs mairies : le gouvernement a validé le fuseau D pour mener les études de la future ligne à grande vitesse (LGV) Toulouse-Bordeaux. Cette annonce, sous forme de courrier adressé en préfecture par les cabinets de la ministre de l'Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, Nathalie Kosciusko-Morizet, a immédiatement été relayée aux élus des communes de Haute-Garonne concernées, ainsi qu'aux deux associations de riverains qui s'opposaient depuis des mois. Dans le nord du département, le projet LGV avait été ralenti suite à la demande d'étude d'une variante de tracé que le ministre Borloo avait demandé à Réseau Ferré de France de réaliser. Cette variante, partant du Sud de Campsas (82), séduisait notamment la commune de Saint-Rustice et l'association L'Union pour la sauvegarde des villages (USV). Proposée le long de l'autoroute A 62, elle avait rapidement soulevé une vague de contestations à Saint-Jory, Lespinasse, Saint-Sauveur, Villeneuve-lès-Bouloc, et mobilisé des centaines d'habitants. RFF a conclu que « les hypothèses de tracé alternatif présentaient des impacts en milieu urbain plus défavorables pour un coût d'investissement supérieur par rapport aux solutions proposées à l'intérieur du fuseau D ». Si des villes sont épargnées, il faut cependant souligner que le vignoble du Frontonnais et certaines entreprises resteront malgré tout impactés par la future ligne. L'avenir dira où…
« Le bon sens »
En attendant, pour ces maires haut-garonnais, il s'agit là d'une « victoire ». « Le bons sens l'a emporté face à l'autre projet dont le surcoût dépassait les 150 millions d'euros et était néfaste aux villageois. Nous restons cependant vigilants pour l'avenir, notamment sur le raccordement de la future ligne à la ligne existante », a confié Henri Miguel, maire de Saint-Jory, porte-parole de maires qui aujourd'hui poussent un grand ouf de soulagement.
Je rajoute aussi un lien vers le blog d'une association impliquée dans le débat qui donne accès à la lettre ministérielle
- lmdlgers
- Route Nationale

- Messages : 374
- Enregistré le : mar. 28 août 2007 07:54
- Localisation : Gers
Re: [ LN ] LGV Sud-Europe-Atlantique (5) : Bordeaux - Toulouse
Le tracé est fixé sauf dans l'Agenais.
A bientôt !
Pour ceux qui aiment les cartes, j'en parlais page 15 de ce fil et le tracé que proposait votre modeste serviteur est très proche de ce que le copil a à trancher.Sud-Ouest du 24 juin 2011 a écrit : LGV : le cas de l'Agenais n'est pas tranché
Double franchissement de la Garonne à Boé ou tunnel sous Moirax ? La question demeure.
Hier matin, le Comité de pilotage (Copil) du grand projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO) s'est réuni à Bordeaux afin de déterminer l'hypothèse de tracé à approfondir, tant sur la ligne Bordeaux-Hendaye que sur la ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse. Le Copil a retenu le projet de tracé proposé par Réseau ferré de France (RFF) sur la quasi-totalité des 410 kilomètres des deux lignes à l'exception de deux « bastions » : le Pays basque et l'Agenais.
Rappelons que le comité d'hier devait trancher entre les différentes hypothèses soumises à la concertation depuis le début de l'année et n'en définir plus qu'une. « Une » hypothèse de tracé « à approfondir » dans le langage de RFF, autrement dit à soumettre à une nouvelle concertation avant une validation finale par le ministre à la fin de l'année.
Sur le Lot-et-Garonne, un tracé a été proposé depuis l'entrée de la LGV dans le département, soit depuis Saint-Martin-de-Curton jusqu'à la frontière avec le Tarn-et-Garonne soit Caudecoste… enfin presque sur toute la longueur, car la partie épineuse de l'Agenais soit la bande verticale Boé-Moirax-Layrac n'a pas été réduite à une hypothèse. En effet, deux tracés subsistent. Les deux qui faisaient débat, juste après le péage de l'A 62 sur la carte.
Deux viaducs sur Garonne
D'un côté, le H222, si joliment nommé par RFF, qui traverse par deux fois la Garonne, sur la commune de Boé, avec un premier viaduc en face de Boé-Bourg, une ligne qui se poursuit jusqu'au lieu dit Lille, et un second viaduc de 500 mètres qui retraverse le fleuve au lieu dit Montagne. De l'autre, le H226 qui passe en dessous du coude de la Garonne, soit au Sud, sous les coteaux de Moirax via un tunnel qui serait à construire, et ressort à Layrac au pied du prieuré. Sur le terrain, les élus de l'agglomération d'Agen ont largement dénoncé le tracé H222 faisant valoir ses impacts environnementaux et patrimoniaux. Et de privilégier le tracé Sud. Bien évidemment à Layrac, on n'est pas du même avis. La perspective de voir débarquer la LGV au pied du village n'enchante personne.
La position du Copil a été de patienter. « Pas pour ne rien faire ! », assure Frédéric Perrière, directeur des études de GPSO. « Nous avons noté que les élus et habitants se posaient des questions. Nous pensions y avoir répondu mais visiblement il y a des compléments d'informations à apporter en terme d'impacts environnementaux notamment. À RFF de faire la preuve qu'il les a pris en considération et qu'il peut les atténuer et ce, parce que nous savons construire des viaducs dans des zones humides ou sensibles. Nous allons approfondir nos études et présenter des réponses. »
Un tunnel coûteux
RFF ne s'en cache pas si le tracé H226 est moins impactant pour l'environnement, c'est son coût qui le laisse sur la réserve. Car creuser et aménager un tunnel alourdirait la facture de 90 à 120 millions d'euros par rapport au tracé franchissant par deux fois la Garonne à Boé. On pourrait légitimement se demander si RFF n'entend pas gagner du temps. Les élus agenais ne veulent pas céder à cette « drôle d'idée » et voient dans la décision prise hier par le Copil, piloté par le préfet de Région, Patrick Stefanini, un vrai signe fort pour leur revendication. « Les décideurs ne sont pas insensibles à nos arguments et visiblement, ils mesurent le préjudice, le dommage et le caractère extravagant de la solution proposée par RFF », souligne Christian Dézalos, maire et conseiller général de Boé. Le maire d'Agen et président de l'agglomération agenaise, Jean Dionis du Séjour en tire les mêmes conclusions. « Le Copil a réalisé qu'il y avait une véritable alternative : coût contre respect de l'environnement. »
Et c'est bien sûr ce terrain-là que tout va se jouer. C'est un bras de fer politique qui va s'enclencher dans les cinq mois à venir. Les élus agenais vont aller frapper à la porte de la ministre afin de faire entendre leurs arguments. « Il y a un arbitrage à faire », lâche Jean Dionis du Séjour, tout en ayant une petite pensée pour les Layracais. « On ne va pas se mentir aucune des deux solutions que ce soit la H222 ou la H226 est parfaite, car la perspective d'un tunnel sous Moirax qui ressort à Layrac est également douloureuse. Néanmoins, nous nous devons de soutenir la moins mauvaise d'un point de vue patrimoniale. »
Pour l'association Ouvrons l'œil à Layrac, qui est « pour » la LGV, mais contre le tracé Sud passant au pied du prieuré, la décision du Copil de ne pas trancher de suite, est une « demi-déception ». Son président, Thierry Pilliaudin n'entend pas pour autant céder au découragement : « Le bras de fer politique continue. Nous savons qu'il y a un certain lobbying, mais nous n'abandonnons pas le combat. »
Un combat qui va se poursuivre jusqu'au début du mois d'octobre, date à laquelle le Copil devra cette fois se décider sur le tracé Nord ou le tracé Sud, à moins qu'une troisième option, peu vraisemblable sorte, du chapeau de RFF…
A bientôt !
- jml13
- Autoroute à grande vitesse

- Messages : 4928
- Enregistré le : ven. 08 déc. 2006 23:16
- Localisation : A50 sortie 4a
Re: [ LN ] LGV Sud-Europe-Atlantique (5) : Bordeaux - Toulouse
Oui, et tu n'as pas touché aux millions de l'étude je suppose...
- lmdlgers
- Route Nationale

- Messages : 374
- Enregistré le : mar. 28 août 2007 07:54
- Localisation : Gers
- basco - landais
- Patrouilleur

- Messages : 9398
- Enregistré le : sam. 30 août 2008 18:29
- Localisation : A63 pas loin du PK 148 (Sud Landes)
Re: [ LN ] LGV Sud-Europe-Atlantique (5) : Bordeaux - Toulouse
Et ourtant tu le meriteraislmdlgers a écrit :Hélas non.
Visionnaire tu etais ....
- G.E.
- Patrouilleur

- Messages : 25274
- Enregistré le : ven. 29 avr. 2005 19:22
- Localisation : Alpes
- Contact :
Re: [ LN ] LGV Sud-Europe-Atlantique (5) : Bordeaux - Toulouse
On fait tout un pataquès de cette affaire alors que du côté de Cavaillon, la LGV Méditerranée franchit 3 fois la Durance ! En prime, elle sert de digues et il fallu reconstruire le diffuseur de Cavaillon sur l'A7.
C'est cher, mais efficace.
C'est cher, mais efficace.
- jml13
- Autoroute à grande vitesse

- Messages : 4928
- Enregistré le : ven. 08 déc. 2006 23:16
- Localisation : A50 sortie 4a
Re: [ LN ] LGV Sud-Europe-Atlantique (5) : Bordeaux - Toulouse
Et 4 fois le Rhône sur 35 km entre Pierrelatte et Avignon, sur des viaducs très biais donc très longs, dont 1 (celui d'Avignon) assez haut et double...
- basco - landais
- Patrouilleur

- Messages : 9398
- Enregistré le : sam. 30 août 2008 18:29
- Localisation : A63 pas loin du PK 148 (Sud Landes)
Re: [ LN ] LGV Sud-Europe-Atlantique (5) : Bordeaux - Toulouse
Ceux la même qui avait fait polemeique et dont on avait tant parlé dans le topic dédiéjml13 a écrit :Et 4 fois le Rhône sur 35 km entre Pierrelatte et Avignon, sur des viaducs très biais donc très longs, dont 1 (celui d'Avignon) assez haut et double...
Mais , à l'époque, on n'etait pas à l'economie et l'Etat finançait à 100% et se souciait peu de l'avis des riverains, les municipalités tirant à hue et à dia pour ne pas avoir de gares
- jml13
- Autoroute à grande vitesse

- Messages : 4928
- Enregistré le : ven. 08 déc. 2006 23:16
- Localisation : A50 sortie 4a
Re: [ LN ] LGV Sud-Europe-Atlantique (5) : Bordeaux - Toulouse
Oui et non, ces viaducs ont été obtenus (au moins les 2 de Mornas et les 2 de Cavaillon) pour éviter certains secteurs. Initialement, il me semble que la LGV devait passer sans traverser plus près des habitations.
De manière générale, la LGV Méd a été la première qui a nécessité de lourdes mesures compensatoires (promesse d'achat sur une bande de 300 m, protections phoniques, ripages de tracés, viaducs non prévus au départ, et j'en oublie sûrement...).
De manière générale, la LGV Méd a été la première qui a nécessité de lourdes mesures compensatoires (promesse d'achat sur une bande de 300 m, protections phoniques, ripages de tracés, viaducs non prévus au départ, et j'en oublie sûrement...).
- lmdlgers
- Route Nationale

- Messages : 374
- Enregistré le : mar. 28 août 2007 07:54
- Localisation : Gers
Re: [ LN ] LGV Sud-Europe-Atlantique (5) : Bordeaux - Toulouse
L'Agglo a fait son choix.
A bientôt !Sud Ouest du 1er juillet 2011 a écrit : Layrac sacrifié, Boé sauvé
Alain Bédouret qui se met à citer l'UMP Hervé Mariton, Jean Barrull, maire du Passage-d'Agen, se dressant contre Jean Dionis du Séjour, qui lui-même soutient des deux mains Christian Dézalos, maire de Boé, contre Pierre Pujol, celui de Layrac. Ce même Jean Dionis que salue dans une même phrase « le courage » de Pierre Camani, président du Conseil général, Alain Rousset, celui de la Région. Il n'y a que la LGV pour bousculer les lignes traditionnelles de la politique et déclencher les passions.
De LGV, il a été longuement question hier soir lors du conseil communautaire. Les élus étaient en effet appelés à soutenir « malgré le choix douloureux qu'il constitue », le tracé de la LGV d'un dénommé « HT 226 » qui passe sous les coteaux de Moirax… Et sacrifie Layrac en épargnant Boé. « Je suis un maire en colère », tonne Pierre Pujol. Dans la salle, quelques militants de l'association layracaise Ouvrons l'Oeil qui ont distribué leur argumentaire en début de session.
Barrull fait mouche
Un débat qui ne s'est pas limité à rejeter le tracé chez le voisin. Jean Barrull est monté au créneau pour tenter de réhabiliter le tracé dit Grand Sud « qui épargne à la fois Le Passage-d'Agen, Boé et Layrac ». « Il ne méritait pas d'être ainsi balayé d'un revers de main », s'emporte le maire du Passage-d'Agen. Son argumentaire a fait mouche puisque plusieurs élus, dont Corinne Griffond ou Pierre Trey d'Ousteau, de Bon-Encontre, prêts à demander un report du vote. En vain.
« Reporter ce vote, ce serait dire à Réseau ferré de France (RFF) faites comme bon vous semble », assène Jean Dionis du Séjour. Ce qui compte, c'est la lutte d'influence que la Communauté d'agglomération d'Agen s'apprête à engager. Le choix qui a été fait est « celui de la préservation de notre environnement », insiste Jean Dionis du Séjour. « Et que nous ne sommes pas assurés de gagner », prévient le président. Jean Dionis a été suivi par 30 voix pour, 13 contre, trois abstentions et trois élus qui ne se sont pas associés au vote.
Toujours au chapitre LGV, le financement des travaux sur la ligne Tour Bordeaux a été adopté. Lui aussi presque à l'arrachée : 29 pour, 19 contre et une abstention. Outre les arguments d'Alain Bédouret, reprenant le rapport Mariton sur la « mauvaise rentabilité » de la ligne, ceux d'Alain Veyret qui a longuement expliqué que « les plus favorisés payent le moins », ce sont les élus directement impactés qui ont rallié les rangs des anti LGV. Pour faire pression. Avec grand bruit. Mais sans succès.
- lmdlgers
- Route Nationale

- Messages : 374
- Enregistré le : mar. 28 août 2007 07:54
- Localisation : Gers
Re: [ LN ] LGV Sud-Europe-Atlantique (5) : Bordeaux - Toulouse
Un petit up pour dire que la prochaine date importante sur ce projet est fixée au 10 octobre 2011
A suivre, donc...www.gpso.fr a écrit : Le 10 octobre 2011, démarrent deux communications importantes :
- la présentation des propositions de mesures pour favoriser l'insertion des deux lignes nouvelles, lors du 4ème et dernier temps de la consultation du public dans tous les points de consultation,
- la présentation des projets de gares/haltes ferroviaires, 11 projets sont inscrits au programme du GPSO.
- dionysos
- Autoroute

- Messages : 1790
- Enregistré le : mar. 14 oct. 2008 11:45
- Localisation : Saint-Denis-lès-Martel
Re: [ LN ] LGV Sud-Europe-Atlantique (5) : Bordeaux - Toulouse
Article Sud Ouest qui montre que RFF a fait une erreur d'appréciation en négligeant la zone d'emprise sol/air de l'aéroport en traçant trop près la LGV d'une borne de signalisation aérienne; ce qui replace le tracé dans l'ex(?) zone artisanale Agropole:
http://www.sudouest.fr/2011/10/11/on-ec ... 92-731.php
http://www.sudouest.fr/2011/10/11/on-ec ... 92-731.php
Balise de l'aérodrome
La raison : une balise électromagnétique installée depuis 1972 à l'aérodrome et que RFF «semble découvrir». Une découverte qui n'est pas sans conséquence puisque « 300 mètres autour, il est impossible de créer tout obstacle. La DGAC (1) n'avait même pas été concertée, c'est grave ! » En première ligne, la future zone d'activité de Grands Champs : « Une entreprise de l'agglo voulait s'y implanter et créer 90 emplois, c'est gelé ! »
Sur l'Agropole, une entreprise serait rayée de la carte, une autre ne pourrait plus s'agrandir. « Et le fuseau passe sur la station d'épuration inaugurée il y a 2 ans et qui a coûté 4 millions d'euros », peste le maire qui ne peut pas « cautionner ». Quid aussi, de l'Agropole III, censé se développer sur l'ex-terrain militaire ?
- lmdlgers
- Route Nationale

- Messages : 374
- Enregistré le : mar. 28 août 2007 07:54
- Localisation : Gers
Re: [ LN ] LGV Sud-Europe-Atlantique (5) : Bordeaux - Toulouse
J'ai pas compris pourquoi ils n'ont pas voulu passer sur la piste. La seule ligne commerciale qui vivote sur cet aérodrome, c'est la ligne Agen/Paris qui n'aurait plus raison d'être avec la LGV. Beaucoup de places libérées pour pouvoir même y créer la gare TGV à quelques centaines de mètres de la sortie autoroutière n°7, et au plus près du centre ville et le tout sans abattre des dizaines de maison comme c'est prévu actuellement. Ceci dit, après le bout de piste, on arrive sur la propriété du Député-Maire d'Agen... Lien de cause à effet ?
A bientôt !
A bientôt !