nico a11 a écrit :
je partage ton point de vue, taux à 0.5 ou 0 mais pas 0.2 et surtout pas uniquement que pour les jeunes
Le problème, ce n'est pas le taux d'alcoolémie: c'est de faire respecter le taux actuel:
1- Il faut que chacun puisse le mesurer facilement:
- L'estimation du nombre de verres est peu précise...surtout pour les invitations chez des amis où les quantités sont largement au dela des doses standards applicables dans les lieux publics.
- Les alcootests jetables sont peu pratiques: il faut des éthylomètres fiables et bon marchés.
2- Il faut davantage de contrôles préventifs:
- Au lieu d'installer des radars cachés, la Gendarmerie Nationale pourrait intervenir les samedi et dimanche matin sur les parkings des discotheques pour controler les conducteurs AVANT qu'ils ne prennent le volant.
- L'Anti-démarrage est une idée à creuser et à généraliser.
3- Il faut davantage de contrôles d'alcoolémie: avec la généralisation des radars automatiques, les forces de l'ordre peuvent consacrer davantage de temps aux autres types d'infractions.
4- Il faut informer: alors que l'alcool est toujours la première cause d'accidents mortels en France, la plupart des gens pensent que ceux si sont causé par des conducteurs bourrés en permanence ("l'alcool au volant, c'est toujours l'autre"). En réalité, il s'agit en grande majorité de buveurs occasionnels sortant de boite de nuit, d'une réunion de famille ou d'un repas arrosé. C'est donc un aspect culturel qu'il faut revoir.
5- Enfin, il faut relativiser le pouvoir dissuasif du "permis à point": dans les cas d'homicides sous l'emprise d'un état alcoolique, le conducteur risque la prison: c'est un peu plus dissuasif qu'une perte de point...s'il passe 3 ans en prison, il récupère automatiquement ses points à la sortie puisqu'il n'a pas pu commettre d'infraction durant cette période.
AMHA, le pire n'est pas celui qui quitte une soirée complètement bourré mais celui qui lui sert "le petit dernier pour la route" avant de le regarder partir en rigolant.