Pour l'axe qui nous intéresse, le CPER Rhône-Alpes sera négocié par le préfet Carenco qui est notoirement anti-routes... En Rhône-Alpes, de nombreux axes réclament des moyens urgents après avoir été négligés : RN7 à Loriol, RN87 à Grenoble, RN90 en Savoie, A7 à Pierre-Bénite, miettes pour la RN102 en Ardèche, etc. La concurrence va être rude ! Toutes ces raisons laissent à penser que l'aménagement de la RN7 sera mal défendu dans la Loire. Le préfet ne parlait que de la déviation des Tuileries il y a peu.
En Bourgogne, la situation est assez similaire au niveau des besoins de financement : la RCEA ne sera pas concédée et va donc réclamer d'importants moyens, idem pour le futur contournement Sud d'Auxerre, les autres axes (RN77 et 151) ne recevant comme d'habitude que des cacahuètes en dépit des enjeux de sécurité et d’accessibilité. Par chance, le linéaire de la RN7 restant à aménager est assez faible et les travaux progressent régulièrement. L'inscription de l'aménagement du côté de Chantenay-Saint-Imbert permettrait de boucler définitivement le dossier à l'horizon 2025 dans la région.
Reste l'Auvergne où les besoins sont les plus nombreux et là aussi il y a de la concurrence pour les projets sachant que la région ne participe pas : RN88 au Perthuis, RN102 à Arvant, RN109 à Vichy, RN122 à Aurillac. Les déviations de Villeneuve et Varennes sont des coups partis mais qui demandent des crédits pour leur achèvement. On peut supposer que la déviation de Bessay sera lancée à la fin de la décennie une fois les chantiers précédents terminés. Restera alors à relier les déviations existantes d'ici 2040 avec un gros morceau entre Varennes et Lapalisse qui sera le dernier maillon en souffrance.