En fait, toute la liste que tu tiens à jour : http://routes.wikia.com/wiki/Liste_des_ ... 3%A9dablesAlexandre a écrit :Et il est clairement indiqué ce vers quoi les SCA s'orientent en vue d'un possible second plan de relance autoroutier : faciliter les déplacements dans les aires urbaines, principalement dans le périurbain. Avec des propositions chocs : concession de l'intégralité de la Francilienne, du réseau autoroutier bordelais non-concédé, et de la liaison Aix-Marseille (et il y en a sûrement d'autres).
C'est audacieux car tous les projets routiers seraient ainsi finançables. Mais je ne suis pas du tout sûr que ce soit acceptable car les sociétés en place détiennent un avantage de situation qui leur permet, dans ce scénario, de ne pas recevoir de subvention d'équilibre. Tout candidat extérieur serait contraint de verser du cash, à défaut d'avoir un réseau sur le territoire français, et il pourrait facilement faire annuler la mise en concession.Alexandre a écrit :Autre proposition intéressante : pratiquer l'adossement à travers la mise en concurrence des sociétés d'autoroutes existantes en vue de la concession d'un nouveau tronçon. Cela permettrait de supprimer la subvention d'équilibre, celle-ci étant remplacée par l'allongement de la durée de concession de la société vainqueur de l'appel d'offre.
Je comprends bien ce que craignent les sociétés concessionnaires. Encore une fois, le raisonnement est financier (d'ailleurs il n'y a que des juristes et des politiques parmi les invités) : sans prolongement de leur concession, la valeur intrinsèque de leur actif (égal à la somme actualisée des péages à recevoir moins les charges) va fondre d'année en année. Il faut se rappeler qu'à la fin des contrats, les sociétés remettent gratuitement, en bon état et sans dette leur réseau à l'Etat. Viendra donc mécaniquement un point de non retour d'ici quelques années à peine où la valeur de tout investissement nouveau ne pourra être raisonnablement compensé par des hausses de péage et un allongement des durées de concession. C'est d'autant plus vrai si la hausse des péages est fortement encadrée par le gouvernement. Vous m'avez suivi ? On comprend donc l'empressement des sociétés à assurer un allongement de la durée de leurs contrats.



